Ruralité, la double peine : ni internet, ni services publics

C’est à un véritable parcours du combattant auquel sont soumis les habitants des zones rurales quand ils sont privés à la fois d’internet et de services publics de proximité.

En voici un témoignage.

” J’ai été informée par ma caisse de retraite, la Carsat, que j’allais être à la retraite le 1er avril 2020. J’étais également informée qu’il fallait compter environ 4 mois pour l’étude de mon dossier c’est donc en décembre 2019 que je lance ma demande de retraite sur internet. 

Pourquoi internet ? Parce que je vis en Ardèche et que l’agence de la Carsat la plus proche de mon domicile est située à Vals les Bains, soit à 1h30 de route de chez moi, accessible seulement en voiture par des routes sinueuses de montagne.

Le site de Carsat incite d’ailleurs les usagers à privilégier l’usage d’internet plutôt que les rendez-vous en agence.

 Au moment de constituer mon dossier en ligne je tombe en panne d’internet. Il faut dire que durant 2019 j’ai totalisé environ 5 mois de pannes, dont une quasiment continue entre octobre 2019 et janvier 2020, soit  3 mois à consacrer une partie de mon temps à me battre pour obtenir une réparation, baladée entre l’opérateur Orange et son sous-traitant Constructel qui annule les RDV à la chaîne ou pire ne prévient pas qu’ils sont annulés.  

Je suis donc contrainte à chercher un lieu public muni d’une connexion internet et j’en trouve un à 20 km de chez moi, qui loue 10 € la demi-journée un poste informatique avec internet haut-débit. Je poursuis donc la constitution de mon dossier dans cet espace loué mais bien sûr impossible de le compléter en une seule fois.  

Il me faut alors trouver un lieu PUBLIC et GRATUIT où poursuivre ma démarche et j’apprends qu’il existe une Maison de Services au Public (MSAP) située à la Poste du Cheylard, à 20 km de chez moi. Quelle n’est pas ma surprise de découvrir que cette Maison de Services au Public est constituée en tout en pour tout d’un poste informatique, avec imprimante, posé dans l’espace où les clients de la Poste font la queue face aux 2 guichets ! Je fais donc la queue pour savoir si je peux avoir de l’aide pour remplir mon dossier de retraite, une des guichetières  se libère un moment pour m’aider. Mais ce poste informatique ne permettait pas que j’intègre les pièces que j’avais rassemblées dans mon ordinateur portable. 

J’ai donc fini par aller dans un café équipé de la WI-FI pour finaliser mon dossier ce qui était possible grâce à mon ordinateur portable.”

Aujourd’hui,  avec les mesures sanitaires engendrées par la pandémie, ces lieux sont soit inaccessibles, comme le café, soit difficilement accessibles comme la Poste qui n’accueille plus que 2 personnes à la fois et voit la queue s’allonger sur le trottoir en plein hiver.

Habiter en zone rurale c’est subir la double peine : absence de services publics de proximité et impossibilité d’utiliser internet pour les démarches essentielles de la vie.

 Pascale Puéchavy – 07160 Saint Julien Labrousse

Toulaud 07 : Téléphone, bienvenue en Absurdie !

” Quand je dois faire un virement par internet, explique Johannès Tuynman, la banque m’envoie un code sur mon portable. Je grimpe alors rapidement sur les hauteurs de la Rapine, là où il est possible de capter le réseau, je note le code, puis redescend très vite à la maison le taper sur mon ordinateur, qui le plus souvent me dit que le délai est dépassé et ma session terminée… et ça, bien sûr quand internet fonctionne, c’est à dire environ huit mois par an…”

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suivez le guide : Réclamations mode d’emploi !

Nous avons créé cette nouvelle rubrique qui détaille pas à pas les démarches à entreprendre pour vous sortir des difficultés avec Orange.
  • vérifier la panne,
  • signaler la panne,
  • réclamer
  • les différents niveaux de réclamation
  • modèle de courrier de réclamation
  • alerter les médias
  • signaler les abus
  • la médiation
  • le tribunal
  • les informations complémentaires
  • les liens utiles
La rubrique est accessible directement sur le menu principal en haut à gauche et en cliquant ici Réclamez !

ils ne savaient pas qu’il y a eu un État de droit en France

En 1960 la ligne téléphonique était un droit transmissible par héritage, au même titre qu’un caveau de famille. Apparemment pour le téléphone cela s’est (discrètement) arrêté et nos énarques ont remplacé le dispositif par un autre plus lucratif : la ligne n’est plus transmise (elle n’est même plus réparée) et il ne reste aux héritiers qu’à honorer les prélèvements. Autrement dit, pas de dépenses, rien que des recettes. Autre temps, autres moeurs…

Mais je me demande si ceci est bien légal et même si c’est conforme à la constitution puisque la République, c”est-à-dire nous, possède 23 % du capital d’Orange.. Comment le PDG d’Orange peut-il se permettre d’envoyer au bain son actionnaire de référence ?

Il est vrai qu’en 1960 Stéphane RICHARD président d’Orange, et Emmanuel MACRON président d’une partie des Français n’étaient pas nés; et au bénéfice du doute ils sont légitimement en droit de dire qu’ils ne savaient pas qu’il y a eu un état de droit en France et qu’ils ne peuvent donc pas en connaître certains aspects.

Daniel FERRADOU

L’Ardèche et Orange j’enrage au JT de 13 h de TF1

le JT de 13 h de TF1 est venu en Ardèche constater l’état catastrophique du réseau téléphonique et rencontrer les animateurs du collectif Orange j’enrage ainsi que des abonnés sinistrés.

Visite en images !

 

Pour répondre à Mr Daumas d’Orange : En fait de difficultés d’accès on est au bord d’une route et cela fait au moins 28 mois que le site est dans cet état durant lesquels il y a quand même eu quelques jours de soleil !

A court d’argument, Mr Daumas sort de son chapeau des chiffres astronomiques hors contexte et invérifiables !

Parlons donc chiffres :

Puisque le délai normal de réparation des pannes est de 48 h et compte tenu que cette ligne est dans cet état depuis 28 mois cela représente donc 40 272 heures de retard soit 839 fois le délai normal de réparation et elle n’est pas encore réparée !

L’Arcep publie la carte des zones transparentes !

Stupeur !

Tu ouvres la carte ” Ma connexion internet” sur le site de l’Arcep et tu constates que ton village n’existe plus ! Comme disait Coluche plus blanc que blanc, c’est transparent.

Plus aucune des pastilles matérialisant un point de raccordement n’apparaît.

C’est à devenir parano, surtout quand on sait que c’est le village où s’est créé le collectif Orange j’enrage !

On est toutefois rassuré quand l’Arcep affiche que c’est une version Bêta, c’est le cas de le dire !

Comme quoi toutes les belles images ne sont pas à prendre au sérieux.

Ces images donnent l’illusion d’une maîtrise technique alors que l’Arcep même reconnait qu’elles sont fausses et a fait la démonstration de son incapacité à contrôler les dérives d’Orange.

Les usagers ne sont pas que des pastilles sur une carte ou des pourcentages sur un tableur.

A quoi sert de diffuser des cartes que l’on sait fausses ?

A quoi sert une carte si ce n’est pas un outil d’information, d’évaluation et de décision sinon à faire de la Com’ ?

On attend beaucoup plus d’un organisme qui revendique, par son appellation même, incarner l’Autorité !

 

Le Monde : Chez les étudiants, le drame de la mauvaise connexion à Internet

De nombreux étudiants ne disposent pas d’un ordinateur personnel ou d’une connexion fiable : autant d’éléments qui mettent en péril leur réussite, à l’heure des cours en ligne. Diverses aides ont été déployées.

Par Romane Pellen publié le 16 janvier 2021 à 07h00 

Pour Tarik Boumaza, en master d’informatique à l’université Lyon-I, ne pas disposer d’une bonne connexion Internet pourrait presque relever du comble, mais c’est une réalité éprouvante au quotidien. « Quand la visioconférence s’interrompt toutes les dix minutes et que je dois constamment me reconnecter, c’est compliqué de me concentrer, confie-t-il. Je dois autant veiller à ne pas ouvrir trop d’onglets qu’à écouter le prof. »

Cet étudiant algérien de 21 ans se considère pourtant chanceux. Son oncle lui paie un forfait téléphonique 4G illimité, depuis qu’il a posé ses valises à Lyon. Ce n’est cependant pas suffisant pour suivre les cours dans des conditions optimales, depuis leur passage en distanciel. Et Tarik Boumaza ne peut se permettre de souscrire à une box Internet. « Ce serait une dizaine d’euros en moins sur mon budget alimentaire », précise celui qui a déjà dû faire une croix sur son job étudiant depuis le dernier confinement.

Depuis le début de la crise sanitaire, le basculement des cours en ligne a mis en lumière une réalité jusqu’ici moins visible : l’inégalité des étudiants en matière d’équipement informatique et de connexion à Internet. Jusqu’à présent, les étudiants qui ne pouvaient pas investir dans du matériel informatique qui ne disposaient pas d’une connexion wifi trouvaient refuge dans les bibliothèques universitaires. Aujourd’hui, leur accès est très limité.

Pas de matériel adéquat

Selon une enquête menée cet été par l’Observatoire de la vie étudiante auprès de 6 000 jeunes, 8 % des interrogés n’avaient pas d’ordinateur ou de tablette « à usage personnel » (la plupart, toutefois, avaient accès à un ordinateur partagé avec d’autres personnes). En outre, seulement 64 % des sondés avaient indiqué disposer, pendant le premier confinement, d’une « bonne connexion » à Internet.

Une autre enquête, réalisée par l’association des vice-présidents numériques de l’enseignement supérieur en juin 2020 auprès de 43 établissements, estime de son côté à 1,5 % la part d’étudiants ne disposant pas d’un ordinateur – soit 30 000 jeunes sur deux millions d’étudiants.

Lire aussi  La continuité pédagogique à l’épreuve de la fracture numérique

Des chiffres qui peuvent être largement supérieurs dans certains territoires. A l’université de Picardie-Jules Verne, 14 % des étudiants en licence de sciences de l’éducation ne disposent pas d’une connexion permanente à Internet, constate Mickaël Le Mentec, maître de conférences de sciences de l’éducation. La Picardie reste un territoire rural où la couverture Internet n’est pas optimale, et son université accueille de nombreux jeunes défavorisés socialement : « Le cumul de ces facteurs peut être vraiment handicapant pour la scolarité des étudiants », déplore-t-il.

« Sélection insidieuse »

Tous les matins, Emeline Maurey est habitée par la même question. Parviendra-t-elle à suivre ses cours en ligne ? « Je me connecte dix minutes en avance pour savoir si j’ai assez de débit », confie l’étudiante à l’université de Picardie. Les cours du matin s’avèrent les plus compliqués – le réseau est saturé. « Entre 16 heures et 18 heures, le Wi-Fi marche mieux, il y a moins de monde sur le réseau », relève-t-elle.Lorsque ses prises de notes s’apparentent à de véritables textes à trous, l’étudiante pioche dans celles de ses camarades sur un document partagé en ligne. Elle complète alors ses cours la nuit, parfois jusqu’à 3 heures du matin.« C’est à ce moment-là que le réseau est le meilleur ».

Face aux problèmes techniques et aux coupures, les risques de décrochage des études sont réels, pointe Paul Mayaux, président de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). « Pour réussir ses études aujourd’hui, il est nécessaire d’être en possession d’un matériel numérique à la hauteur », observe-t-il. « C’est une sélection qui se fait de façon insidieuse, poursuit Mickaël Le Mentec. Cela crée une vraie différence entre les étudiants qui ont une bonne connexion ou un bon équipement et les autres. »

Pour réduire cette fracture numérique, de nombreuses bibliothèques universitaires restent ouvertes (avec des capacités d’accueil réduites de moitié environ), et des salles équipées sont mises à disposition des jeunes. En outre, la plupart des universités ont mis en place des prêts ou dons d’ordinateurs et de clés 4G, après avoir lancé des campagnes d’identification des étudiants en situation de précarité numérique. Ainsi à l’université de Lille, près de 1 400 ordinateurs ont été distribués depuis la rentrée. A l’université Paul-Valéry de Montpellier, 600 ordinateurs supplémentaires ont été distribués pour la deuxième vague de Covid-19, portant à plus de 1 000 le nombre d’ordinateurs prêtés aux étudiants avant la fin de l’année 2020.

Aides diverses

L’université de Nantes a de son côté instauré un « pass numérique » : pour l’achat d’un ordinateur, 200 euros sont versés aux étudiants boursiers et 100 euros aux non-boursiers. Pour ceux qui rencontrent des problèmes de connexion, 100 euros supplémentaires sont alloués pour un abonnement à Internet. Au total, les 2 200 étudiants qui en avaient fait la demande ont reçu une aide à l’achat ou à la connexion.

« Une politique volontariste » que Francky Trichet, vice-président chargé du numérique et des nouveaux usages à l’université de Nantes, espère voir entrer dans une logique de durabilité. « Le droit à la connexion est indispensable pour étudier dans de bonnes conditions, souligne celui qui attend des opérateurs mobiles qu’ils se mobilisent. Pour la rentrée 2021, offrons un forfait Internet à 5 euros pour tous les étudiants ! C’est un prix qui me semble juste et sur lequel les opérateurs peuvent trouver un terrain d’entente. Chacun doit prendre ses responsabilités. » 

Une demande également formulée en décembre 2020, dans un communiqué, par la Conférence des présidents d’université (CPU), qui attend un « geste fort, à la hauteur de la gravité de la situation, de la part des fournisseurs d’accès à Internet ». Le 13 novembre 2020, en partenariat avec le ministère de l’enseignement supérieur, SFR et Emmaüs Connect ont fait don de 20 000 recharges prépayées, 240 000 Go de data, 3 000 smartphones et 1 500 box de poche 4G à des étudiants en situation de précarité. Une démarche saluée, mais qui reste isolée. « La lutte contre la précarité numérique des étudiants sur tous les territoires ne sera efficace que si elle engage l’ensemble des opérateurs français », poursuit la CPU dans son communiqué.

Inquiétudes pour les examens

En cette période de partiels, la question est d’autant plus cruciale que beaucoup d’universités ont opté pour des évaluations à distance. « Pour avoir la meilleure connexion possible, j’ai demandé que personne ne se connecte en même temps que moi le jour de mes épreuves », confie Emilie Binate, étudiante qui vit dans une famille de quatre enfants. Au stress d’une possible connexion capricieuse, se cumule l’angoisse de réussir les examens.

« Avec tous les bugs Internet depuis la rentrée, j’ai l’impression d’avoir loupé une partie importante de mes cours, explique l’étudiante. Même si j’ai pu récupérer des notes, ce n’est pas pareil que d’écouter le professeur directement. » Une frustration partagée par Tarik Boumaza. Pour la première fois de sa scolarité, l’étudiant familier des « 15-16 de moyenne », est inquiet des résultats de ses examens. « Tout au long du semestre, je sais que je n’ai pas eu l’opportunité de travailler comme je le voulais », constate-il.

Des conséquences qui n’échappent pas aux professeurs comme François Perea, vice-président délégué au numérique de l’université Paul-Valéry (Montpellier) : « Aujourd’hui, de nombreux étudiants bricolent pour s’en sortir, conclut-il. J’espère qu’ils auront bientôt des conditions de travail à hauteur de ce qu’ils méritent. »

Anne Ventalon, sénatrice de l’Ardèche questionne Cédric O, secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, sur la situation de la téléphonie fixe en Ardèche.

La téléphonie fixe est un droit, la qualité de service un devoir !

Dans le cadre de la prochaine convention entre l’État et l’opérateur historique, Orange, des critères plus lisibles permettant d’apprécier la situation propre à chaque département sont indispensables afin de résorber enfin les problèmes anachroniques de la téléphonie fixe en milieu rural !

269 élus locaux, députés, sénateurs, maires, conseiller départementaux et régionaux de l’Ardèche signent une tribune : L’état dramatique du réseau de la téléphonie fixe

Texte et signataires de la tribune

Cette tribune s’adresse à Orange, dont le silence assourdissant creuse le sentiment d’abandon de nos territoires ruraux. Elle s’adresse à l’Etat qui a les moyens de mettre fin à cette situation intolérable et injuste. Elle s’adresse enfin aux Français afin qu’ils prennent conscience de l’inégalité criante que subissent nos territoires devant l’accès au service, dit « universel », de téléphonie fixe.
Comment accepter qu’en 2020 des personnes âgées soient laissées seules chez elles, sans ligne fixe, sans téléassistance, des semaines durant ? Que nos maires soient contraints de réparer eux-mêmes des poteaux téléphoniques cassés ? Qu’ils ne puissent plus être en lien avec leurs administrés faute de ligne ? Que l’ouverture d’une ligne prenne plus de six mois et la réparation des semaines ? C’est malheureusement ce que nous vivons, en Ardèche, comme dans de nombreuses campagnes françaises. Alors que nous, élus engagés, nous battons pour le dynamisme et l’attractivité de nos campagnes, nous constatons que des services de base comme le simple accès à une ligne fixe ne sont pas garantis.

La loi prévoit que l’accès à la téléphonie fixe doit être fourni à chaque citoyen. L’État a signé en 2017 une convention de trois ans avec l’opérateur Orange pour en assurer l’effectivité, en pilotant le contrôle du service avec des indicateurs nationaux.

La réalité derrière ces indicateurs est tout autre : des territoires ruraux, représentant « peu de lignes », sont négligés, abandonnés. Preuve en est qu’Orange a été mis en demeure en 2018 par l’Arcep, l’autorité de régulation, à hauteur de 1 milliard d’euros pour non-respect de ses obligations. Après un bref et léger sursaut, nous constatons que rien n’a changé.

Ces situations restent sans réponse des semaines, parfois des mois durant, alors que l’opérateur est censé intervenir sous quarante-huit heures

La situation que nous vivons est le résultat d’années de mépris, de négligence, de dégâts réparés partiellement. Des poteaux penchés, cassés ou effondrés bordent nos routes. Les fils électriques distendus tombent sur les arbres ou traînent sur le sol, quand ils ne sont pas arrachés. L’intervention de sous-traitants non qualifiés vient parfois détériorer une situation déjà délicate. Malgré des efforts réguliers, répétés, conciliants des élus, ces situations restent sans réponse des semaines, parfois des mois durant, alors que l’opérateur est censé intervenir sous quarante-huit heures.

Si ces lignes en cuivre ont vocation à être remplacées par la fibre, nous ne pourrons nous en passer pendant encore au moins dix ans. D’ici là, nous en sommes cruellement dépendants.

Récemment, la convention avec Orange s’est achevée et le Parlement a voté une définition plus ambitieuse du service universel, qui prévoit un accès au haut débit Internet en plus de la téléphonie fixe, qui sera déclinée dans une nouvelle convention.

Seul un effort inédit et immédiat de l’opérateur, couplé au contrôle vigilant, renforcé et territorialisé des pouvoirs publics, permettra d’améliorer la situation. Pour la future convention de service, les indicateurs de suivi devront être à maille infra-départementale et refléter la réalité du monde rural. À l’heure du télétravail et de la télémédecine, il y va de la sécurité des personnes comme de notre attractivité.

Plus que jamais, nous devons porter l’exigence et l’ambition d’un égal accès au droit pour tous nos territoires. C’est une question de dignité républicaine.

Premiers signataires :

Hervé SAULIGNAC, Michèle VICTORY, Fabrice BRUN, Députés de l’Ardèche – Mathieu DARNAUD, Anne VENTALON, Sénateurs de l’Ardèche – Laurent UGHETTO, Président du Département de l’Ardèche – Olivier PEVERELLI, Président de l’Association des Maires et des Présidents d’intercommunalités de l’Ardèche – Jacques GENEST, Président de l’Association des Maires Ruraux de l’Ardèche,

et 261 Maires, Présidents de communautés de communes, Conseillers départementaux et régionaux ardéchois :

  • Josette CLAUZIER, Maire d’ACCONS
  • Jean-Paul LARDY, Maire d’AILHON
  • Marie-Christine SAUSSAC, Maire d’AIZAC
  • Adrien FEOUGIER, Maire d’AJOUX
  • Pierre LAULAGNET, Maire d’ALBA LA ROMAINE
  • Alain BACONNIER, Maire d’ALBON D’ARDECHE
  • Michel MIZZI, Maire d’ALBOUSSIERE
  • Christelle REYNAUD, Maire d’ANDANCE
  • Thierry GIROT , Maire d’ARCENS
  • Jean-Marc MOUTON, Maire d’ARRAS SUR RHÔNE
  • Emmanuel LEGRAS, Maire de LES ASSIONS
  • Christian VIDAL, Maire d’ASTET
  • Jean-Yves MEYER, Maire d’AUBENAS
  • Serge VILLARD, Maire d’AUBIGNAS
  • Yves BOYER, Maire de BAIX
  • Bernard CONSTANT, Maire de BALAZUC
  • Jean-Marie LAGANIER, Maire de BANNE
  • Claude BRUN, Maire de LE BEAGE
  • Karine TAKES, Maire de BEAUCHASTEL
  • Jean-François BORIE, Maire de BEAULIEU
  • Laetitia SERRE, Maire de BEAUVENE
  • Raymond FAYARD, Maire de BELSENTES
  • Robert BALMELLE, Maire de BERRIAS ET CASTELJAU
  • Yannick GUENARD, Maire de BERZEME
  • Alain CHAMBON, Maire de BESSAS
  • Brigitte DUMARCHE, Maire de BIDON
  • Hubert JUGE, Maire de BOFFRES
  • Thierry CHAMPEL, Maire de BORNE
  • Françoise GONNET TABARDEL, Maire de BOURG ST ANDEOL
  • Christian MASSOLA, Maire de BROSSAINC
  • Jérôme GROS, Maire de CELLIER DU LUC
  • Alain SALLIER, Maire de CHALENCON
  • Nadine RAVAUD, Maire de LE CHAMBON
  • Bérengère BASTIDE, Maire de CHAMBONAS
  • Jean-François THIBON, Maire de CHANDOLAS
  • Didier ROCHETTE, Maire de CHANEAC
  • Hélène MOUTERDE, Maire de CHASSIERS
  • Christian ALIBERT, Maire de CHATEAUNEUF DE VERNOUX
  • Jean-Claude DELON, Maire de CHAUZON
  • Gilles GRATTEPANCHE, Maire de CHAZEAUX
  • Jacques CHABAL, Maire de LE CHEYLARD
  • Stéphane GINEVRA, Maire de CHIROLS
  • Jacques GENEST, Maire de COUCOURON,
  • Marie-Laure BLANC, Maire de LE CRESTET
  • Marc-Antoine SANGES, Maire de CREYSSEILLES
  • Sébastien PRADIER, Maire de CROS DE GEORAND
  • Rachel COTTA , Maire de CRUAS
  • Gilles DUFAUD, Maire de DAVEZIEUX
  • Carole LASTELLA, Maire de DOMPNAC
  • Guy DALLARD, Maire de DORNAS
  • Gérard BROSSE, Maire de DUNIERE SUR EYRIEUX
  • Denis GLAIZOL, Maire d’EMPURANY
  • Cédric D’IMPERIO, Maire de FABRAS
  • Michel DI VUOLO, Maire de FAUGERES
  • Michel CONSTANT, Maire de FLAVIAC
  • Patrick MAISONNEUVE, Maire de FONS
  • Jean-François DURAND, Maire de GENESTELLE
  • Gilbert BOUVIER, Maire de GILHAC ET BRUZAC
  • Ali-Patrick LOUAHALA, Maire de GLUIRAS
  • Jacques LUYTON, Maire de GLUN
  • Marie-Josée SERRE, Maire de GOURDON
  • Jean-Paul CROIZIER, Maire de GRAS
  • Philippe CRESTON, Maire d’ISSAMOULENC
  • Michel TESTUD, Maire d’ISSARLES
  • Marion HOUETZ, Maire de JAUJAC
  • Bernard VEDOVATO, Maire de JOANNAS
  • Brigitte PANTOUSTIER, Maire de JOYEUSE
  • Jean-Claude COURT, Maire de JUVINAS
  • Alain DELAYGUE, Maire de LABASTIDE SUR BESORGUES
  • Jacques MARRON, Maire de LABASTIDE DE VIRAC
  • Christophe DELEVOYE, Maire de LABATIE D’ANDAURE
  • Gérard MARRON, Maire de LABEAUME
  • Jean-Yves PONTHIER, Maire de LABEGUDE
  • Jean-Pierre LAPORTE, Maire de LABLACHERE
  • Laurence PREVOST, Maire de LE LAC D’ISSARLES
  • Roland JALLAT, Maire de LACHAPELLE-GRAILLOUSE
  • Sandrine GENEST, Maire de LACHAPELLE SOUS AUBENAS
  • Michelle THOMAS, Maire de LACHAPELLE SOUS CHANEAC
  • Joëlle ROSSI, Maire de LAGORGE
  • Dominique FIALON, Maire de LALEVADE D’ARDECHE
  • Jacques BURRIEZ, Maire de LALOUVESC
  • Bernard JACQUEMIN, Maire de LANARCE
  • Marie-Christine DURAND, Maire de LANAS
  • Bernard CHAZAUT, Maire de LARNAS
  • Didier NURY, Maire de LAURAC EN VIVARAIS
  • Alain RANC, Maire de LAVEYRUNE
  • Gérard SAUCLES, Marie de LAVILLEDIEU
  • René MOULIN, Maire de LAVIOLLE
  • Patrick CETTIER, Maire de LEMPS
  • Pascal DUPONT, Maire de LENTILLERES
  • Jean LINOSSIER, Maire de LESPERON
  • Richard MOLINA, Maire de LIMONY
  • Julien GOUBE, Maire de LOUBARESSE
  • Jean-Paul ROUX, Maire de LUSSAS
  • Bernard JUSTET, Maire de MARCOLS LES EAUX
  • Guy LAURENT, Maire de MAYRES
  • Thibault ROBERT, Maire de MAZAN L’ABBAYE
  • Didier BERAL, Maire de MERCUER
  • Karine ROBERT, Maire de MEYRAS
  • Eric CUER, Maire de MEYSSE
  • Baptiste TEYSSIER, Maire de MEZILHAC
  • Bernard CHANIOL, Maire de MONTREAL
  • Joël FOURNIER, Maire de MONTSELGUES
  • Hélène BAPTISTE, Maire de LES OLLIERES SUR EYRIEUX
  • François COULANGE, Maire de PAYZAC
  • Georges BONNET, Maire de PEREYRES
  • Denise LARRARRE, Maire de LE PLAGNAL
  • Yves VEYRENC, Maire de PONT DE LABEAUME
  • Roland SADY, Maire de POURCHERES
  • Christophe VIGNAL, Maire de LE POUZIN
  • Jérôme DALVERNY, Maire de PRADES
  • Christophe MONTEUX, Maire de PRANLES
  • Christian ROCHE, Maire de PREAUX
  • Michel VALLA, Maire de PRIVAS
  • Jean-Yvon MAUDUIT, Maire de ROCHECOLOMBE
  • Olivier FAURE, Maire de ROCHEMAURE
  • Robert VIELFAURE, Maire de ROCHER
  • Sébastien VERNET, Maire de ROCHESSAUVE
  • Serge CHARPENAY, Maire de LA ROCHETTE
  • Yann VIVAT, Maire de ROMPON
  • Mattieu SALEL, Maire de ROSIERES
  • Guy CLEMENT, Maire de RUOMS
  • Isabelle LEVEQUE, Maire de SAGNES ET GOUDOULET
  • Joël CROS, Maire de SCEAUTRES
  • Laurent TORGUE, Maire de SERRIERES
  • Philippe GIBAUD, Maire de SILHAC
  • Jacques GEIGUER, Maire de LA SOUCHE
  • Hervé COULMONT, Maire de SOYONS
  • Michel VILEMAGNE, Maire de ST AGREVE
  • Nicolas CLEMENT, Maire de ST ALBAN AURIOLLES
  • Josyane ALLARD-CHALENCON, Maire de ST ANDEOL DE FOURCHADES
  • David MARIJON, Maire de ST ANDEOL DE VALS
  • Jean-Manuel GARRIDO, Maire de ST ANDRE DE CRUZIERES
  • Antoine Alexandre CAVROY, Maire de ST ANDRE EN VIVARAIS
  • Michel CIMAZ, Maire de ST APOLLINAIRE DE RIAS
  • René JULIEN, Maire de ST BARTHELEMY LE MEIL
  • Thierry DARD, Maire de ST BARTHELEMY LE PLAIN
  • Olivier DUHOO, Maire de ST BASILE
  • Michel HEYRAUD, Maire de ST BAUZILE
  • Karine ACCASSAT, Maire de ST CIRGUES EN MONTAGNE
  • René SABATIER, Maire de ST CLAIR
  • Olivier NAUDOT, Maire de ST CIERGE LA SERRE
  • Maurice SANIEL, Maire de ST CIERGE S/LE CHEYLARD
  • Pascal BAILLY, Maire de ST CLEMENT
  • Richard MASSEBEUF, Maire de ST DIDIER SOUS AUBENAS
  • Georges ANTONY, Maire de ST ETIENNE DE BOULOGNE
  • Philippe ROUX, Maire de ST ETIENNE DE FONTBELLON
  • Françoise BENOIT, Maire de ST ETIENNE DE LUGDARES
  • Jérôme COSTE, Maire de ST ETIENNE DE SERRE
  • Yann EYSSAUTIER, Maire de ST FELICIEN
  • Christian FEROUSSIER, Maire de ST FORTUNAT SUR EYRIEUX
  • Nathalie BELVA, Maire de ST GENEST DE BEAUZON
  • Patrick MEYER, Maire de ST GENEST LACHAMP
  • Geneviève PEYRARD, Maire de ST GEORGES LES BAINS
  • Joseph FALLOT, Maire de ST GERMAIN
  • Jean-François CROZIER, Maire de ST GINEYS EN COIRON
  • Gilles DURAND, Maire de ST JEAN CHAMBRE
  • Driss NAJI, Maire de ST JEAN LE CENTENIER
  • Michel CHANTRE, Maire de ST JEAN ROURE
  • Jacques SEBASTIEN, Maire de ST JOSEPH DES BANCS
  • Catherine FAURE, Maire de SAINT JULIEN D’INTRES
  • Francis GIRAUD, Maire de ST JULIEN DU GUA
  • Jean-Luc ARNAUD, Maire de ST JULIEN DU SERRE
  • Roselyne PEYROUSE VETTER, Maire de ST JULIEN LE ROUX
  • Christian ARCHIER, Maire de ST JULIEN VOCANCE
  • Brigitte PUJUGUET-GUIGUE, Maire de ST JUST D’ARDECHE
  • Alain BERNARD, Maire de ST LAGER BRESSAC
  • Frédéric GARAYT, Maire de ST LAURENT DU PAPE
  • Emile LOUCHE, Maire de ST LAURENT LES BAINS LAVAL D’AURELLE
  • Michelle GILLY, Maire de ST LAURENT SOUS COIRON
  • Jérôme LAURENT, Maire de ST MARCEL D’ARDECHE
  • Martine IMBERT, Maire de ST MARTIAL
  • Daniel DEL VAS, Maire de ST MARTIN D’ARDECHE
  • Yves LE BON, Maire de ST MARTIN DE VALAMAS
  • Marie-Noëlle LAVILLLE, Maire de ST MARTIN SUR LAVEZON
  • Pierre-Henri CHANAL, Maire de ST MAURICE D’IBIE
  • Ghislaine CHAMBON, Maire de ST MAURICE EN CHALENCON
  • Lorraine CHENOT, Maire de ST MELANY
  • Dorian REY, Maire de ST MICHEL D’AURANCE
  • Gilles LEBRE, Maire de ST MICHEL DE CHABRILLANOUX
  • Stéphanie LABEILLE, Maire de ST PIERRE LA ROCHE
  • Bruno ROCHE, Maire de ST PIERRE ST JEAN
  • Florent DUMAS, Maire de ST PIERREVILLE
  • Dominique LAVILLE, Maire de ST PONS
  • Sandrine CHAREYRE, Maire de ST PRIEST
  • Anne SIMON, Maire de ST ROMAIN DE LERPS
  • Christophe CHAMPETIER, Maire de ST SAUVEUR DE CRUZIERES
  • Jacky BARBISAN, Maire de ST SAUVEUR DE MONTAGUT
  • Dominique PALIX, Maire de ST SYMPHORIEN S/CHOMERAC
  • Xavier BALANDRAU, Maire de ST SYMPHORIEN DE MAHUN
  • Gilbert PETITJEAN, Maire de ST THOME
  • Alain MASBAH-SAVEL, Maire de ST VICTOR
  • Paul SAVATIER, Maire de ST VINCENT DE BARRES
  • Yvon VENTALON, Maire de SAMPZON
  • Bernard BOIRON, Maire de SANILHAC
  • Liliane KOLACNY, Maire de TAURIERS
  • Olivier PEVERELLI, Maire de LE TEIL
  • Pierre CHAPUIS, Maire de THUEYTS
  • Christophe CHANTRE, Maire de TOULAUD
  • Sébastien BOURDELY, Maire d’USCLADES ET RIEUTORD
  • Yves AUBERT, Maire d’UZER
  • Monique MULARONI, Maire de VAGNAS
  • Guillaume BONIN, Maire de VALGORGE
  • Jean-Claude FLORY, Maire de VALS LES BAINS
  • Jean-Luc FLAUGERE, Maire de VALVIGNERES
  • Martine FINIELS, Maire de VERNOUX EN VIVARAIS
  • Max TOURVIEILHE, Maire de VESSEAUX
  • Alain LOUCHE, Maire de VEYRAS
  • Hugo BIOLLEY, Maire de VINZIEUX
  • Martine MATTEI, Maire de VIVIERS
  • Antoine ALBERTI, Maire de VOGUË
  • Bernard BROTTES, Maire de LA VOULTE SUR RHONE
  • Gérard DELENNE, Maire Délégué de ST LAURENT LES BAINS LAVAL D’AURELLE
  • Marie-Jeanne LAPIERRE, Maire Déléguée de BRAHIC – LES VANS
  • François ARSAC, Président de la Communauté d’agglomération Privas centre Ardèche
  • Brigitte BAULAND, Présidente de la Communauté de communes Val de Ligne
  • Yves BOYER, Président de la Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron
  • Jacques CHABAL, Président de la Communauté de communes Val Eyrieux
  • Françoise  GONNET-TABARDEL, Présidente de la Communauté de communes DRAGA
  • Pierre JOUVET, Président de la Communauté de communes Porte de DrômArdèche
  • Olivier MARTIN, Président de la Communauté de communes de Cèze Cévennes
  • Simon PLENET, Président de la Communauté d’agglomération Annonay Rhône Agglo
  • Max TOURVIEILHE, Président de la Communauté de communes du Bassin d’Aubenas
  • Laurence ALLEFRESDE, Conseillère départementale du canton de Vallon-Pont-D’Arc
  • Stéphanie BARBATO, Conseillère départementale du canton d’Annonay 2
  • Bérengère BASTIDE, Conseillère départementale du canton des Cévennes Ardéchoises
  • Laetitia BOURJAT, Conseillère départementale du canton du Haut Vivarais
  • Sabine BUIS, Conseillère départementale du canton d’Aubenas 2
  • Sandrine CHAREYRE, Conseillère départementale du canton de Privas
  • Max CHAZE, Conseiller départemental du canton d’Aubenas 2
  • Robert COTTA, Conseiller départemental du canton de Le Pouzin
  • Jérôme DALVERNY, Conseiller départemental du canton de Haute Ardèche
  • Jacques DUBAY, Conseiller départemental du canton de Guilherand-Granges
  • Sylvie DUBOIS, Conseillère départementale du canton Berg Helvie
  • Cécile DUCHAMP, Conseillère départementale du canton d’Aubenas 1
  • Denis DUCHAMP, Conseiller départemental du canton de Sarras
  • Christian FEROUSSIER, Conseiller départemental du canton de Rhône Eyrieux
  • Martine FINIELS, Conseillère départementale du canton de Rhône Eyrieux
  • Christine FOUR, Conseillère départementale du canton de Tournon-sur-Rhône
  • Sylvie GAUCHER, Conseillère départementale du canton de Guilherand-Granges
  • Raoul L’HERMINIER, Conseiller départemental du canton des Cévennes Ardéchoises
  • Camille JULLIEN, Conseillère départementale du canton d’Annonay 1
  • Pierre MAISONNAT, Conseiller départemental du canton de Tournon-sur-Rhône
  • Christine MALFOY, Conseillère départementale du canton de Bourg-Saint-Andéol
  • Dominique PALIX, Conseillère départementale du canton de Le Pouzin
  • Olivier PEVERELLI, Conseiller départemental du canton de Berg Helvie
  • Simon PLENET, Conseiller départemental du canton d’Annonay 2
  • Marc-Antoine QUENETTE, Conseiller départemental du canton d’Annonay 1
  • Bernadette ROCHE, Conseillère départementale du canton de Haute Ardèche
  • Brigitte ROYER, Conseillère départementale du canton de Sarras
  • Hervé SAULIGNAC, Conseiller départemental du canton de Privas
  • Laëtitia SERRE, Conseillère départementale du canton de Haut Eyrieux
  • Pascal TERRASSE, Conseiller départemental du canton de Bourg-Saint-Andéol
  • Jean-Paul VALLON, Conseiller départemental du canton du Haut Vivarais
  • Maurice WEISS, Conseiller départemental du canton de Haut Eyrieux
  • Olivier AMRANE, Conseiller régional
  • Florence CERBAI, Conseillère régionale
  • Jean-Claude FLORY, Conseiller régional
  • Sandrine GENEST, Conseillère régionale
  • Valérie MALAVIEILLE, Conseillère régionale
  • Isabelle MASSEBEUF, Conseillère régionale

Cette tribune confirme enfin l’adhésion des élus locaux au mouvement lancé par les usagers et collectifs d’usagers depuis plus d’un an.

Pour autant, tous les maires n’ont pas signé (265 sur 335), nous souhaitons que les électeurs des absents s’en souviendront en temps utiles.

Nous attendons maintenant des élus qu’ils s’associent concrètement aux habitants pour établir ensemble l’état des lieux des dégâts sur le réseau et l’identification des victimes privées de téléphone et d’internet que nous envisageons depuis notre création pour obtenir réparation.

Le collectif Orange j’enrage !

Comment Orange reste aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin…

Sur la page d’accueil de la Fondation Orange, un « bonjour 2021 » et une présentation magnifique pour des causes magnifiques (autisme, ateliers numériques, numérique solidaire, lutte contre l’illectronisme, etc, etc). Félicitations, sans rire, sans ironie ni acrimonie. Vraiment.

Simplement, en pleine pandémie, lorsque tant de jeunes scolarisés n’ont pas accès à Internet (0,5 de débit) ou lorsque mon voisin de 95 ans ne sait pas s’il pourra téléphoner à son médecin, l’effet d’annonce du site caritatif fait long feu. Ma voisine élue municipale a bien besoin de télécharger les PDF de la Préfecture. Tant que les fils abîmés ne seront pas changés, elle ne le pourra pas. Le Maire est injoignable, et tant que les fils abîmés ne seront pas changés, il le restera. Mes voisins, un couple de pompiers volontaires, ont besoin du téléphone. Tant que les fils ne seront pas changés, ils n’auront aucune garantie d’être joignables en cas de pépin. Etc, etc, vous connaissez la litanie, nous avons tous des dizaines d’exemples de ce genre illustrant les défaillances de l’opérateur.

Je l’ai déjà dit ici et j’y reviens : nous ne confondrons jamais la multinationale et les interlocuteurs auxquels nous avons eu affaire. Ils sont très bien et ont fait du mieux qu’ils ont pu avec les moyens du bord. Il est vrai que 6 techniciens pour toute la Drôme-Ardèche, c’est moyennement rigolo, avec les effets bien connus maintenant d’une sous-traitance qui posent pas mal de questions. Bref, nous les remercions derechef. Ils ont acquis la culture d’entreprise et la défendent. Il y a du participatif dans l’air et quoi de plus légitime ? A ceci près que cela leur devient visiblement difficile car ils ont affaire au même problème que les clients : une politique volontariste de désinvestissement massif en zone rural de la part de Orange, qui annonce fièrement sur le site précité : « Nous restons aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin ». Cela en deviendrait presque indécent.

Botter en touche sur un programme sans précédent pour la 4G en zone rurale scintille sans doute aux oreilles des actionnaires comme les clochettes du Père Noël, mais reste très maladroit vis-à-vis des clients car, lorsque mes voisins ont réussi par miracle au bout de deux heures par jour pendant trois jours à avoir Orange au bout du fil, il leur a été répondu qu’ils n’étaient pas « éligibles » à une box 4G puisque « pas en zone blanche ». En effet, Orange considère que si la mairie n’est pas en zone blanche (un peu grise quand même…), tout le secteur ne l’est pas. D’un point de vue commercial, on marche sur la tête ! Faudrait-il contacter directement l’actionnariat ou la Commission Européenne pour alerter sur ces incongruités et leurs conséquences, car aucune réponse de Orange sur nos remarques à ce propos ?

Quant aux longues discussions qui radotent ici ou là sur la réparation des poteaux, que Orange et les autres opérateurs se débrouillent, nous n’avons que faire de ce marécage institutionnel et technique, nous voulons Internet auquel la Loi nous donne droit. Je rappelle ici que cette loi a été votée en novembre dernier. Réparer les poteaux ne suffit pas. Il faut changer les fils complètement fichus. A Eygluy-Escoulin, tous les poteaux au sol depuis 10 ans (10 ans !) ont enfin été réparés après un an d’acharnement. Merci Orange, mais maintenant il faut changer la ligne cuivre ! Et non, nous n’attendrons pas encore 10 ans pour la fibre. Tous les arbres ont été élagués, le fil circule correctement, mais il est en trop mauvais état pour assurer un débit suffisant.

Un demi méga de débit, ça rend têtu. Même si, comme le souligne le député Mr Saulignac suite aux démarches de la députée Mme De Lavergne, Orange se retrouve, de fait, en situation de monopole et l’État que ne soit pas en position de force. Nous sommes donc face à des multinationales qui dirigent la France. De quoi alimenter moult débats passionnants sur les histoires de souverainisme lors de commissions ad hoc, sans que cela n’arrange aucune de nos difficultés.
Deux questions se posent néanmoins.
D’abord, depuis quand l’État n’est-il plus en positon de force dans ce pays ? Simple question de volonté politique donc. Ensuite, même les capitalistes les plus ardents reconnaissent qu’une entreprise en situation de monopole a l’obligation d’agir dans l’intérêt du public et doit répondre de ses actes. Or, tout le monde voit clairement que dans les moments de crise, le service public reste encore la meilleure réponse.

Sur ce sujet, un autre site passionnant à consulter, celui de « Orange j’enrage », où les témoignages accablants s’accumulent, comme cette demande d’installation du téléphone fixe faite en mai 2020, toujours pas aboutie à ce jour, et une absence totale d’interlocuteur chez Orange, si ce n’est quelque SMS d’excuses robotiques…

Orange n’est donc pas présent sur nos territoires, et travaille très insuffisamment avec les élus, contrairement aux propos officiels. Je suis élu et la dernière réponse a été : « Mr Delforge, on ne pourra rien faire de plus, bonne journée ». Depuis, Orange est aux abonnés absents. Difficile à entendre quand les techniciens eux-mêmes nous disent qu’il y a plusieurs kilomètres de câble cuivre à changer. Mais en ont-ils les moyens ? Vraisemblablement pas. Devant cet inavouable et au fond des filets, on noie le poisson comme on peut, arguant d’une maintenance qui augmente de façon faramineuse tandis que les reportages sur les fils déchirés et traînant au sol sur des kilomètres se multiplient de façon tout aussi faramineuse.

Égaré dans les méandres de l’indéfendable, on nous fait même voyager dans l’espace-temps, en tentant de nous faire croire que c’est la fibre qui VA être installée (un jour..) qui a abîmé les poteaux. Quant aux fils qui ne se casseraient pas tout seul, on croit rêver quand on sait qu’ils ont été posés… …il y a 40 ans. Il est très dommage d’orienter ainsi le dialogue, car lorsque ce n’est pas le client qui se ferait bientôt admonester car il ne sait pas se servir de son téléphone ou de son ordinateur quand son téléphone et son service internet ne fonctionnent pas (cherchez l’erreur), ce serait du fait de propriétaires qui n’élaguent pas leur terrain, ou du chasseur qui envoie des plombs dans les fils, ou de la fibre qui sera posée dans 10 ans, ou des autres opérateurs. Alors nous posons cette autre question : à quand le retour de la station MIR ?

La multinationale Orange ferait donc mieux de revoir sa copie au chapitre « investissement en France » si elle veut garder sa position de leadership en quelque secteur que ce soit. S’arc-bouter sur la 4G n’y suffira pas. Il faut embaucher des permanents et investir.

Le député Mr Saulignac a raison. 2021 démarre donc par le regroupement de témoignages et l’interpellation contiguë de l’Arcep et de la Commission Européenne avec laquelle elle est appelée régulièrement à interagir.

En écho à mes articles précédents dans Le Crestois, en écho à notre « colère » relayée par notre députée Mme De Lavergne dans de nombreux médias.

En écho aux élus locaux et parlementaires du Gard, de la Corse, de la Lozère, de l’Ardèche et de la Haute-Loire, etc, qui nous rejoignent, et ce n’est pas fini.

En écho aux habitants d’Eygluy-Escoulin qui ont bien l’intention de rester au-dessus du radar en 2021 tant que la question du fil cuivre ne sera pas discutée, car nous sommes toujours enclins à discuter, et le café sera toujours proposé aux techniciens quand ils viendront.

Alain Delforge