Le collectif “Orange j’enrage !” sera auditionné par la mission parlementaire pilotée par la députée Célia de Lavergne.

   Par , France Bleu Drôme Ardèche

l’interview de Célia de Lavergne sur Radio France Bleu :

La députée de l’arrière-pays drômois Célia de Lavergne prend la tête d’une mission parlementaire “flash” : quatre semaines de consultations pour tenter d’améliorer durablement le service de téléphone fixe dans les zones rurales.

Célia de Lavergne, députée de la 3ème circonscription de la Drôme (image d'archives).
Célia de Lavergne, députée de la 3ème circonscription de la Drôme (image d’archives). © Radio France – Florence Gotschaux
.
Célia de Lavergne avait déjà interpellé l’opérateur Orange et lancé l’alerte sur les “oubliés du téléphone fixe” mi-décembre : 210 maires drômois avaient signé avec elle une tribune dans le Journal du Dimanche. Grâce à cette mobilisation, la députée a obtenu la création d’une mission parlementaire sur le sujet et elle en prend la tête.

A partir de ce jeudi et pendant un mois, cette mission va auditionner opérateurs, élus, usagers, comparer avec les voisins européens pour trouver des solutions aux pannes et coupures à rallonge explique Célia De Lavergne : “dans la convention de service, le délai moyen de raccordement est de 12 jours, alors que sur le site d’Orange dans la Drôme on nous annonce 8 mois. Pour la réparation, c’est un délai 48 heures affiché au national, c’est plus de 48 jours dans la Drôme. Nous avons des vraies difficultés et donc je considère que les solutions viennent à la fois des acteurs institutionnels mais aussi du terrain. C’est de là que l’alerte est partie, c’est de là que des solutions concrètes peuvent être proposées. Nous avons 4 semaines pour explorer toutes les pistes possibles. Nous avons l’oreille du gouvernement puisque le ministre Cédric O a lui-même demandé et encouragé cette mission parlementaire. _Les planètes sont alignées. A nous de travailler._

Un service universel pour internet aussi

Orange était tenu jusqu’à début décembre d’assurer le service universel de téléphonie fixe. Mais le contrat avec l’Etat a pris fin. Le prochain service universel mettra a minima 18 mois à se mettre en place : “donc il faut aller assez vite aujourd’hui pour pallier ce vide : qu’est-ce qu’on fait du service de téléphonie fixe ? “ poursuit Célia de Lavergne, “comment on l’améliore ? Comment on s’assure qu’un opérateur le fasse ? Et puis cette mission parlementaire va réfléchir aussi à plus long terme, à un _service universel nouvelle génération_, avec en plus de la téléphonie fixe, un minimum de débit internet disponible pour chaque citoyen.”

Une trentaine d’interlocuteurs doivent être auditionnés par la mission parlementaire d’ici le 10 février. Le collectif ardéchois “Orange, j’enrage” fait par exemple partie des participants.

Nous remercions Célia de Lavergne de consulter le collectif « Orange j’enrage » parmi les acteurs auditionnés par la mission parlementaire qu’elle pilote sur les obligations du service universel des télécommunications.

Le collectif est bien entendu très sensible à l’attention que Célia de Lavergne porte au terrain et à la parole des usagers qui subissent depuis trop longtemps la gestion calamiteuse du réseau par Orange sans être entendu des pouvoirs publics.

C’est avec enthousiasme que nous participerons à cette consultation dont nous attendons beaucoup pour tous les usagers.

Évian-les-Bains : le désespoir de 20 foyers en attente de raccordement depuis le 4 décembre 2019

Nous vous informons par le présent courriel, d’un problème que nous rencontrons mon conjoint, moi-même, ainsi que plus de la moitié des foyers de notre immeuble, concernant une ouverture de ligne téléphonique dans notre bâtiment dans votre commune d’Évian-les-Bains depuis maintenant plus d’une année.

D’après le document fourni lors de la remise des clés lors de notre état des lieux (4/12/2019), l’ensemble des appartements de notre immeuble neuf (livraison en Novembre 2019) étaient pré-cablés. Nous avons ainsi souscrit à une offre internet le 9/12/2019 chez l’opérateur Free. Ce dernier, après d’innombrables coups de téléphone et lettres de réclamations, a été incapable de nous ouvrir une ligne sans jamais nous donner d’explications sur le blocage.

Exaspérés et après cinq mois d’attente, dont deux en confinement au printemps, nous avons résilié chez eux pour souscrire chez Orange (France Télécom), l’opérateur historique et gestionnaire du réseau de télécommunications françaises le lundi 4 Mai 2020. Le jour même, un de leurs opérateurs nous a informé qu’il lui était, pour l’heure, impossible d’ouvrir une ligne internet. D’après ses informations, notre immeuble n’a pas été correctement relié au réseau par le Promoteur lors de sa livraison. En cause : une saturation de la boucle locale.

Orange nous a fourni une « Airbox » pour que nous puissions bénéficier d’un minimum d’internet (la connexion ne nous permet cependant pas de télétravailler et à peine de regarder une vidéo) en attendant de comprendre le problème.

Suite à une intervention de vérification sur notre immeuble le 5 Juin 2020, Orange nous a informé devoir effectuer une demande de travaux sur la voie publique auprès des autorités départementales.
Une première mise en marche de la ligne était prévue pour début Juillet, elle a ensuite été repoussée début Septembre, puis en Octobre, puis finalement en Janvier 2021.

Suite à ce nouveau délai, mon conjoint et moi-même avons envoyé une lettre de mise en demeure à Orange le 1er Décembre 2020 (restée sans réponse jusqu’à maintenant).

Nous avons par la suite tenté d’appeler à l’aide le médiateur des télécommunications pour espérer que celui-ci intervienne dans cette affaire. Notre demande a pour l’heure été refusée, faute de pièces prouvant nos démarches (Orange ne répondant pas à notre mise en demeure par courrier, ou par mail, nous n’avons pas de réelles « traces écrites » pour attester de notre bataille quotidienne pour obtenir internet).

A l’instant T, la prochaine date « potentielle » d’activation est prévue pour le 11/04/2021. Autant vous dire que ni nos voisins, ni nous, ne croyons à cette énième date …

Madame, Monsieur, mon conjoint et moi-même étant exaspérés par cette mascarade ridicule qui dure depuis plus d’un an, nous en appelons, par le présent courrier, à votre aide. Notre foyer, mais aussi plus de la moitié des autres appartements de notre immeuble (20 foyers !), se trouvent depuis maintenant plus d’une année dans une précarité numérique mettant en péril des emplois, des relations sociales et engendrent des difficultés extrêmes lors des confinements répétés.

Malgré d’innombrables appels téléphoniques auprès des opérateurs (FREE/ORANGE), de rencontres avec des responsables en boutiques Orange, de demande d’aide auprès de notre bailleur social S.A Montblanc (première alerte lancée en Mai 2020), ainsi qu’une demande d’assistance auprès de notre Mairie, aucune aide, réponses ou même suivi de dossier ne nous ont été fournis. Nous nous retrouvons dans un désespoir des plus total et craignons pour les prochains mois de confinements et couvre-feu à venir. A l’heure du XXIème siècle, la majorité des démarches administratives se font par internet et nous handicapent dans notre quotidien déconnecté.

Nous envisageons à présent de porter plainte envers l’opérateur Orange pour manquement délibéré à l’obligation de résultats.

Bien conscients des innombrables autres demandes en tout genre que vous pouvez recevoir, nous vous adressons cette demande dans une démarche d’alerte vis-à-vis de l’absence de réaction et d’assistance de l’opérateur historique Orange et du délaissement dans lequel nous laisse notre bailleur social. Notre dernier espoir est à présent une médiatisation de l’affaire pour que celle-ci, une fois mise sur la place publique, agisse comme un électrochoc et oblige les différents acteurs à prendre enfin leurs responsabilités.

Chloé NICOLAS-NOYAL

Les tartufferies de Philippe Daumas, directeur régional d’Orange sur Radio France Bleu

Philippe Daumas, directeur régional d’Orange s’explique sur Radio France Bleu suite à la tribune publiée dans le JDD signée par Célia de Lavergne, députée ainsi que par 215 maires et élus ruraux de la Drôme.

“C’est pas moi, c’est l’autre” se défend de façon puérile, comme un gamin pris en faute, son directeur régional en défaussant Orange de ses responsabilités.

«Les poteaux cassés c’est la faute à la fibre, plus lourde que le cuivre, qui est mise en place par ADN (Ardèche Drôme Numérique) et les autres opérateurs de téléphonie. »                                                                                                    Les poteaux sont cassés depuis longtemps, certains depuis des années bien avant le déploiement de la fibre dont les travaux ne font que commencer. Chacun a pu constater que les poteaux sont pourris, qu’ils n’ont été ni entretenus ni remplacés depuis des décennies.

«Les câbles rompus et à terre c’est la faute aux propriétaires qui n’élaguent pas les branches. »                                                                                              Nous lui rappelons que en vertu de l’article 85 de la loi du 7 octobre 2016 c’est à Orange que revient la responsabilité d’engager les démarches auprès des propriétaires pour faire réaliser les travaux d’élagage nécessaires, ce qu’il ne fait pas.

Quand la faute n’incombe pas aux autres il ne reste plus à Monsieur Daumas qu’à affirmer des contre-vérités.

Sur l’état du réseau filaire cuivre qui est censé assurer à chaque usager un accès au téléphone fixe et à internet ?                                                        Monsieur Daumas prétend que la Drôme et l’Ardèche bénéficient d’un programme sans précédent… pour l’installation de la fibre et de la couverture du réseau mobile. C’est une pirouette pour esquiver le sujet, c’est à dire l’entretien du réseau cuivre actuel.

Sur les moyens engagés par Orange pour l’entretien du réseau ?                      Orange a recruté massivement déclare Monsieur Daumas, alors que d’après un syndicat ce sont en moyenne 4 000 emplois annuels qui sont supprimés en France par Orange.

Sur les relations avec les élus locaux qui défendent le droit des habitants à un accès au téléphone fixe et à internet ?                                                       Monsieur Daumas affirme qu’il coopère en permanence avec les élus locaux. Ces mêmes élus locaux, aujourd’hui, dénoncent en masse soit l’impossibilité de joindre le référent Orange en cas de problème, soit l’inaction de l’entreprise après signalements des dégâts sur le réseau et des habitants privés de connexion pendant des périodes excessives.

Face à ce déni de la réalité vécue par tant d’usagers désemparés, nous lançons un appel : que soit réalisé un inventaire, commune par commune, de la détérioration du réseau ; le nombre de poteaux tombés, le nombre de km de câbles à terre, le nombre de boîtiers éventrés et le nombre de foyers/maisons qui ne sont plus raccordés au réseau.

Nous exigeons que le réseau public de téléphonie fixe soit réparé aux frais d’Orange et que l’État remplisse pleinement son rôle de contrôle.

 

Célia de Lavergne, députée de la Drôme, interpelle Orange sur RCF

Célia de Lavergne, députée de la Drôme, livre ici une explication limpide des enjeux liés au maintien d’un service universel du téléphone fixe en zones rurales, les manquements d’Orange à ses engagements et les défaillances de l’État à en assurer le contrôle.

Invitée lundi 4 janvier 2021 à l’antenne de RCF Radio

 

Encore un reportage édifiant, au JT de France3 Rhone-Alpes de la réalité vécue par nos communes rurales…

 

Hebdo de l’Ardèche : Les agriculteurs haussent le ton contre Orange !

Par Flora Chaduc dans l’Hebdo de l’Ardèche, édition du 24 décembre 2020

Fanny Métrat, paysanne dans la commune d'Antraigues-sur-Volane, a connu sept longues semaines sans téléphone.

Fanny Métrat, paysanne dans la commune d’Antraigues-sur-Volane, a connu sept longues semaines sans téléphone.
Face aux problèmes réguliers de téléphonie fixe, les paysans montent au créneau.

À Antraigues-sur-Volane, un couple de paysans s’est battu durant plusieurs semaines pour obtenir la réparation de leur ligne téléphonique. Fanny Métrat et son mari habitent et travaillent dans un fond de vallée, à six kilomètres du village. Ils combinent hameau isolé et zone blanche. Autant dire que la téléphonie fixe leur est indispensable. Ils sont pourtant restés sept semaines sans. Aujourd’hui, Fanny pousse un coup de gueule contre Orange et le délabrement du réseau.

Une absence de solution

Fanny Métrat se souviendra longtemps de l’automne 2020 quand, en pleine saison de vente des agneaux, sa ligne téléphonique l’a lâchée. L’éleveuse de brebis et cultivatrice de châtaignes et pommes de terre s’est alors retrouvée isolée, sans possibilité de vente de ses produits en vente directe… Eh oui, sans fixe, pas d’Internet. “Durant sept semaines, nous n’avons pas eu de réseau fixe. On nous a proposé des airbox, de muter les communications sur nos portables… Mais nous sommes en zone blanche, donc ça ne servait à rien !”fustige-t-elle. Plusieurs fois, des techniciens se rendent sur place : la première, le téléphone remarche durant cinq heures, puis s’éteint de nouveau. Parfois, les rendez-vous calés sont annulés au dernier moment par le sous-traitant. À d’autres occasions, les techniciens affirment finalement ne pas pouvoir intervenir. Lorsque Fanny Métrat essaie de rappeler au numéro du sous-traitant, personne ne décroche. Pour couronner le tout, le couple est titulaire d’un abonnement professionnel, mais voit sa situation ne jamais passer en priorité. “Nous avons un voisin en résidence secondaire qui a vu son dépannage se faire plus rapidement que le nôtre, s’exaspère l’agricultrice.Tous les services se renvoyaient la balle et ne comprenaient pas que nous ne puissions pas utiliser notre mobile… Ça me rend dingue : depuis la privatisation, il n’y a aucun entretien des lignes. On pourrait au moins s’attendre à une politique de priorisation pour les entreprises, qui plus est en zone blanche !”

Internet, indispensable

Pour le couple, cela tombe au plus mauvais moment. C’est la période à laquelle il reçoit énormément d’appels pour des commandes d’agneau. “Notre activité a été directement mise en péril : nous sommes tout en vente directe. Les commandes se font par téléphone et internet. Nous avons passé des soirées loin de chez nous, dans la montagne, dans la voiture au village, pour choper du réseau mobile et répondre aux appels. Je ne devrais pas le dire, mais avec mes responsabilités syndicales, j’ai dû aller à l’encontre des mesures sanitaires durant le confinement pour pouvoir assister à des réunions en visioconférences.”

De plus, les agriculteurs aussi sont soumis à une forte dématérialisation de leurs démarches administratives. “La téléphonie et Internet, ce n’est pas que pour du loisir,complète Carole Pouzard, porte-parole de la Confédération Paysanne de l’Ardèche. En agriculture, on travaille de plus en plus avec ça pour les déclarations MSA, à la DDT, etc. Tout ce que l’on fait en administratif passe par Internet”. Peut-être encore plus alors que le confinement battait son plein.

Un problème plus politique que technique ?

Après moult rebondissement, les techniciens découvrent le problème : la ligne est défectueuse car des rongeurs ont mangé le câble protecteur, laissant les fils téléphoniques à la merci des aléas climatiques. “Les six kilomètres défectueux n’ont pas été remplacés, souligne Fanny Métrat. Les techniciens ont seulement fait une déviation pour se raccorder un peu plus loin sur le câble”. Du bricolage en résumé et sept semaines de coupure.

Elle rappelle aussi qu’elle subit des micros-coupures depuis de longues années, et fustige qu’il n’y ait aucun suivi de l’état des lignes téléphoniques. “Ce n’est plus tenable : la mission de service public universel n’existe plus du tout. L’État devrait mettre la pression à Orange. Depuis 11 ans que nous sommes installés, c’est de pire en pire. Ce câble défectueux est toujours là et, dans le hameau, on tombe en panne à tour de rôle. Le satellite, on a essayé, ça ne marche pas non plus. Si Orange ne bouge pas, des hameaux vont être délaissés, souvent habités par des agriculteurs. C’est un problème politique aussi : si l’État tient tant à ses agriculteurs, qu’ils nous donnent les moyens de travailler. En ville, je ne crois pas qu’ils puissent comprendre notre situation”. Ces aléas ont aussi pesé sur le moral de l’éleveuse, qui ne sait pas si elle donnera une suite pénale à cette rupture de réseau. “J’ai tout noté, jour après jour. Pour l’instant, on continue de payer. On pourrait se lancer dans une action, mais je me demande si j’ai l’énergie pour faire reconnaître le manque à gagner engendré par cette situation. Cette histoire nous a épuisés : moralement, ça casse de faire des kilomètres pour téléphoner à Orange et d’avoir l’impression de ne pas être entendu, que personne ne bouge”.

“Il faut mettre la pression sur Orange”

Le témoignage de Fanny Métrat, comme celui d’autres paysans touchés par la même problématique, a été le point de départ d’un courrier envoyé par la Confédération Paysanne de l’Ardèche, adressé au président du Département, Laurent Ughetto. “On veut bien que les aléas climatiques causent un à deux jours de coupure, avance Carole Pouzard pour le syndicat. Mais que ça dure un mois ? On a marre de se faire mener en bateau ! Rien n’est fait, il faut que les élus mettent la pression sur Orange.”Alors que la téléphonie fixe est un problème récurrent pour les agriculteurs, alors que la 5G est en passe d’arriver dans les villes, les paysans, eux, attendent toujours l’ADSL. “On ne va pas attendre 10 ans de plus que la fibre arrive dans nos villages !”

Télécharger l’article complet : cliquer sur l’image

Députés et Sénateurs du Gard interpellent le secrétaire d’État au numérique et le président de l’Arcep

Face à la situation catastrophique du réseau fixe en zones rurales, au moment où le service universel du téléphone doit être élargi à l’internet haut débit et ou le contrat de délégation doit être renégocié avec Orange, les députés et sénateurs des Gard s’inquiètent des méthode d’évaluation qui seront retenues à juste titre quand on voit à quels résultats est parvenu le contrat qui vient de s’achever.

Nous reproduisons intégralement ces courriers dont vous pouvez également  télécharger la version pdf en cliquant sur les liens ci-dessous :

Courrier commun parlementaires gardois – Cédric O

Courrier commun parlementaires gardois – ARCEP

Les députés du Gard M. Olivier GAILLARD, Mme. Françoise DUMA

Les sénateurs du Gard M. Denis BOUAD, Mme. Vivette LOPEZ, M. Laurent BURGOA

à M. Cédric O Secrétaire d’Etat chargé de la Transition Numérique et des Communications électroniques 139, Rue de Bercy 75012 PARISCEDEX 12

Paris, le 15 décembre 2020

Objet: Situation actuelle et l’avenir du service universel de téléphonie fixe.

Monsieur le Ministre d’Etat,

D’une voix portée communément, nous vous saisissons d’une situation que nous déplorons quotidiennement dans nos mandats de parlementaires du Gard. Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons interpellés par des usagers du service universel de téléphonie fixe au sujet de pannes, de détériorations prolongées ou répétées sur le réseau fixe cuivre. 

Les interruptions de service de téléphonie fixe pendant deux semaines à trois mois, les raccommodages précaires de fils cuivre usés à l’extrême, n’ont malheureusement rien de nouveau et d’exceptionnel. 

Loin d’être anecdotiques dans le département du Gard, la ruralité et la montagne souffrent particulièrement de ces constats qui ont cours depuis maintenant trop d’années, malgré les engagements pris par Orange.

Aujourd’hui, et à défaut d’observer des améliorations significatives, s’ouvre une période particulièrement déterminante où il conviendra de tirer les conséquences et enseignements. 

A défaut, c’est une partie de la France qui sera tenue à l’écart d’un service public des réseaux de qualité, si essentiel au bien commun et à la dignité de chacun. Nous ne pouvons nous y résigner,surtout à l’heure d’une transition numérique largement entamée. 

Nous savons qu’un nouveau service universel est en cours de préparation. La désignation d’Orange en tant qu’opérateur chargé du service universel de téléphonie fixe s’étant achevée le 3 décembre. Transposant le Code des communication électroniques européen, le nouveau service universel inclura l’accès à la téléphonie fixe mais également l’accès à l’internet en haut débit pour une liste minimale de services, et mobilisera cette fois tous les opérateurs. 

L’annonce d’une nouvelle définition et d’un nouveau cadre ne suffit pas à rassurer celles et ceux –usagers et élus – qui dans leurs territoires sont confrontés quotidiennement aux défaillances du service universel. 

L’opérateur a déjà été mis en demeure de respecter ses obligations de qualité du service universel par une décision de l’Arcep d’octobre 2018. L’état du raccordement au réseau téléphonique et du service associé est toujours aussi tributaire du lieu d’habitation et aussi précaire. Le choix et la nature des indicateurs, tout comme les modalités de leur suivi, n’y sont pas étrangers. La récurrence des dysfonctionnements et pannes, de même que la fragilité des réparations sont insuffisamment prises en compte dans l’évaluation de la qualité du service. 

A l’Assemblée nationale, vous avez pu exprimer votre attachement au maintien du cuivre tant que la couverture à 100% de Ftth n’est pas réalisée. C’est dans ce contexte que l’Arcep a attribué, début décembre, le statut de zone fibrée à deux territoires, première étape vers l’arrêt du cuivre dans les 23 communes de la Loire et les 51 communes de l’Aisne concernées.

Si nous ne déplorons aucune fermeture officielle du cuivre avalisée par l’Etat, bien heureusement, dans les faits nous faisons l’expérienced’un délaissement voire d’un abandon du cuivre. Le plan stratégique 2025 du groupe Orange prévoit le remplacement complet du cuivre par le réseau fibre optique en 2030. D’ici la généralisation de la fibre optique, nous ne pouvons nous permettre de laisser perdurer un réseau cuivre en déliquescence parce que nos concitoyens sont encore nombreux à en dépendre.C’est en vertu des besoins des usagers, des lois de l’égal accès, de l’adaptation et de la continuité, que le service universel se conçoit.

L’Arcep fixera prochainement des obligations de qualité de service, dans une décision dite d’analyse de marché. Orange devra respecter des niveaux de qualité de service vis-à-vis des opérateurs clients pour la construction de nouvelles lignes et la réparation des pannes, et devra naturellement être au niveau attendu par les usagers et les élus locaux. L’autorité régulatrice imposera également à Orange de publier des indicateurs de qualité de service, concernant notamment les délais et les taux de conformité des prestations, ou encore le taux d’incidents mensuels apporté au parc de liaisons. 

Nous vous faisons part de nos interrogations concernant les apports et changements qu’induiront la prochaine décision d’analyse de marché et le cadre renouvelé du service universel.

L’enjeu est que la méthodologie permette un suivi rapproché des situations locales, plus fidèle aux difficultés rencontrées dans les zones rurales en particulier. Pour ce faire, la territorialisation du suivi et de l’évaluation serait toute opportune. Au préalable, l’association des élus de territoires à la redéfinition des obligations du service universel serait un précieux recours. 

Sachant pouvoir compter sur votre attention, nous vous remercions par avance pour votre réponse. 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre d’Etat, l’expression de notre haute considération.

M. Olivier GAILLARD, Mme. Françoise DUMA, députés du Gard

M. Denis BOUAD,Mme. Vivette LOPEZ, M. Laurent BURGOA sénateurs du Gard

 à M. Sébastien SORIANO Président de l’ARCEP Autorité de régulation des communications électroniques et des postes.14 Rue Gerty Archimède, 75012 PARIS

Paris, le15 décembre2020

Objet: Situation actuelle et l’avenir du service universel de téléphonie fixe.

Monsieur le Président,

D’une voix portée communément, nous vous saisissons d’une situation que nous déplorons quotidiennement dans nos mandats de parlementaires du Gard. Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons interpellés par des usagers du service universel de téléphonie fixe au sujet de pannes, de détériorations prolongées ou répétées sur le réseau fixe cuivre. 

Les interruptions de service de téléphonie fixe pendant deux semaines à trois mois, les raccommodages précaires de fils cuivre usés à l’extrême, n’ont malheureusement rien de nouveau et d’exceptionnel. 

Loin d’être anecdotiques dans le département du Gard, la ruralité et la montagne souffrent particulièrement de ces constats qui ont cours depuis maintenant trop d’années, malgré les engagements pris par Orange.

Aujourd’hui,et à défaut d’observer des améliorations significatives, s’ouvre une période particulièrement déterminante où il conviendra d’en tirer les conséquences et enseignements.

A défaut, c’est une partie de la France qui sera tenue à l’écart d’un service public des réseaux de qualité, si essentiel au bien commun et à la dignité de chacun. Nous ne pouvons nous y résigner, surtout à l’heure d’une transition numérique largement entamée. 

Nous savons qu’un nouveau service universel est en cours de préparation. La désignation d’Orange en tant qu’opérateur chargé du service universel s’étant achevée le 3 décembre. Transposant le Code des communication électroniques européen, le nouveau service universel inclura l’accès à la téléphonie fixe mais également l’accès à l’internet en haut débit pour une liste minimale de services, et mobilisera cette fois tous les opérateurs. 

L’annonce d’une nouvelle définition et d’un nouveau cadre ne suffit pas à rassurer celles et ceux – usagers et élus – qui dans leurs territoires sont confrontés quotidiennement aux défaillances du service universel. 

L’opérateur a déjà été mis en demeure de respecter ses obligations de qualité du service par une décision de l’Arcep d’octobre 2018. L’état du raccordement au réseau téléphonique et du service associé est toujours aussi tributaire du lieu d’habitation et aussi précaire. Le choix et la nature des indicateurs, tout comme les modalités de leur suivi, n’y sont pas étrangers. La récurrence des dysfonctionnements et pannes, de même que la fragilité des réparations sont insuffisamment prises en compte dans l’évaluation de la qualité du service. 

A l’Assemblée nationale, Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, s’est opposé « à la fermeture du cuivre tant que l’on ne sera pas certain de fournir du 100 % Ftth partout». C’est dans ce contexte que l’Arcep a attribué, début décembre, le statut de zone fibrée à deux territoires, première étape vers l’arrêt du cuivre dans les 23 communes de la Loire et les 51 communes de l’Aisne concernées.

Si nous ne déplorons aucune fermeture officielle du cuivre avalisée par l’Etat, bien heureusement, dans les faits nous faisons l’expérience d’un délaissement voire d’un abandon du cuivre. Le plan stratégique 2025 du groupe Orange prévoit le remplacement complet du cuivre par le réseau fibre optique en 2030. D’ici la généralisation de la fibre optique, nous ne pouvons nous permettre de laisser perdurer un réseau cuivre en déliquescence parce que nos concitoyens sont encore nombreux à en dépendre.C’est en vertu des besoins des usagers, des lois de l’égal accès, de l’adaptation et de la continuité, que le service universel se conçoit.

L’Arcep fixera prochainement des obligations de qualité de service, dans une décision dite d’analyse de marché. Orange devra respecter des niveaux de qualité de service vis-à-vis des opérateurs clients pour la construction de nouvelles lignes et la réparation des pannes, et devra naturellement être au niveau attendu par les usagers et les élus locaux. L’autorité régulatrice imposera également à Orange de publier des indicateurs de qualité de service, concernant notamment les délais et les taux de conformité des prestations, ou encore le taux d’incidents mensuels apporté au parc de liaisons. 

Nous vous faisons part de nos interrogations concernant les apports et changements qu’induiront la prochaine décision d’analyse de marché et le cadre renouvelé du service universel.

Nous apprécierions de nous voire préciser la méthodologie, de la définition des niveaux de qualité à la vérification de la conformité des prestations. L’enjeu est qu’elle permette un suivi rapproché des situations locales, plus fidèle aux difficultés rencontrées dans les zones rurales en particulier. Pour ce faire, la territorialisation du suivi et de l’évaluation serait toute opportune. Au préalable, l’association des élus de territoires à la redéfinition des obligations du service universel serait un précieux recours. 

Vous remerciant par avance pour votre attention,nous comptons vivement sur les éléments précis que vous serez en mesure de porter à notre connaissance. 

M. Olivier GAILLARD, Mme. Françoise DUMA, députés du Gard

M. Denis BOUAD,Mme. Vivette LOPEZ, M. Laurent BURGOA sénateurs du Gard

Radio France bleu : Orange respecte-t-il ses obligations dans les communes de Drôme et d’Ardèche ?

– Mis à jour le

Orange est dans l’obligation d’assurer le téléphone fixe à toute personne qui en fait la demande. En milieu rural, ce n’est plus le cas. Et de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les dysfonctionnements.

Photo d'illustration
Photo d’illustration© Radio France- Florence Gotschaux
.
La colère monte depuis longtemps chez les abonnés privés parfois de téléphone fixe pendant plusieurs mois tout en étant obligés de payer leur facture. Une colère relayée par les maires qui se trouvent impuissants face à Orange. Les réclamations n’aboutissent pas toujours et la situation se dégrade.

Avant les fêtes de fin d’année, 216 maires ruraux de la Drôme ont dénoncé les dysfonctionnements en matière de téléphonie fixe dans une tribune initiée par la députée de la Drôme Célia de Lavergne.

Un quart des poteaux Orange en milieu rural sont défaillants

Il faut dire que le réseau filaire est dans un état peu enviable dans la Drôme et en Ardèche. Des fils à terre, des poteaux endommagés. Le syndicat Ardèche Drôme Numérique  (ADN) qui est en train d’installer la fibre en milieu rural et qui utilise le réseau Orange estime que 25%  des poteaux sont inutilisables parce que trop dégradés.

ADN pour pouvoir utiliser le réseau paie donc en partie le remplacement des poteaux défectueux. Autrement dit Orange fait financer par de l’argent public une partie de la rénovation de son réseau.

Le problème de l’élagage

Le problème récurrent reste celui de l’élagage. Orange explique qu’il n’est pas responsable de l’élagage qui permet de protéger les lignes. Faux répond le secrétaire départemental CGT des télécoms : l’élagage doit être fait par les propriétaires des terrains où sont situées les lignes. Mais si le travail n’est pas réalisé alors Orange doit se substituer pour protéger ses installations. Chacun en tout cas se renvoie la balle et sans entretien, le moindre coup de vent peut avoir des conséquences importantes.

Orange invoque l’épisode neigeux du 14 novembre 2019

Orange explique que la dégradation du réseau est du en partie aux épisodes neigeux successifs et notamment à celui du 14 novembre 2019. Une neige très lourde avait fortement endommagé les réseaux aériens dont celui d’Orange. Mais les maires dénoncent un manque d’investissement ancien et l’impossibilité aujourd’hui de rattraper le retard accumulé.

Les Assions 07 : 7 mois d’attente, 7 mois d’abonnement payés et toujours pas de mise en service de la ligne !

à SERVICE CLIENT ORANGE  33734  BORDEAUX CEDEX 9

Lettre recommandée avec accusé de réception sous le N° 1A 186 351 1379 8.

OBJET : Pas de ligne…..                                                            

Le 03/01/2021

Madame, Monsieur,

Clients chez Orange depuis de nombreuses années et résidant à Vienne (Isère) je fais une demande de déménagement le 26 mai 2020. Or, à ce jour, je n’ai toujours pas accès au service.

Un premier RDV est fixé par Orange au 23/07/2020 pour une mise en service. Reporté !
Nous rentrons dans nouveau logement en Ardèche le 17 Juillet 2020. Inoccupé depuis quelques années, cette nouvelle maison avait une ligne téléphonique dont voici le N° : 04 75 xx xx xx.

Un second RDV est fixé au 03/08/2020. Reporté !
Pas d’accès internet, ni ligne téléphonique. “Réseau saturé!”
Orange reporte les différents RDV sans cesse. NB : le prochain RDV est fixé au 31/03/2021.

Orange me propose de me connecter via mon téléphone portable en 4G avec augmentation du nombre de gigas. Ce que j’accepte bien sûr.

Entre temps je contacte Orange maintes fois au 39 00. Chaque fois un conseiller différent me répond. Chaque fois on m’assure que la ligne va être mise en service. En dépit de mes appels à votre hotline, ces problèmes subsistent.

Je reçois chaque fois un SMS de report et d’excuses !

Orange me propose alors une Airbox fonctionnant avec une carte SIM d’une durée de validité de 2 mois. Le premier renouvellement s’est passé sans problème, mais ensuite il a fallu se battre en boutique pour obtenir cette nouvelle carte.  La dernière obtenue s’arrêtera de fonctionner au 15/02/2020. Vais-je devoir me battre encore ?

NB : et il faut se rendre en boutique à plus de 30 kms de notre domicile. ! Merci en tout cas de considérer que j’ai 63 ans et que je me déplace avec difficultés, mon époux en a 72.

Si je m’absente mon époux n’a plus accès à internet, n’ayant pas lui -même un portable compatible.
De plus nous avons besoin d’un téléphone fixe.
Je précise nous payons toujours notre abonnement comme si tout allait bien. Mais pas de téléphone fixe, ni Box, ni TV.
N’imaginons pas que mon portable tombe en panne !
Un minimun de confort serait souhaitable.

En conséquence, je vous mets en demeure de procéder à compter de la réception de la présente, à l’établissement ou au rétablissement de votre service, conformément à vos obligations contractuelles et à votre obligation de résultat et vous demande le remboursement des mensualités liées à mon forfait OPEN.

 Comptant sur votre diligence, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.

 Mr et Mme Beyron Claude et Blanche  35, rue du Bosc  07140 – LES ASSIONS   –  N° client ORANGE : 0064083788