Bilan d’étape : les propositions des collectifs d’usagers et les conclusions de Mme Célia de Lavergne à l’Assemblée nationale

Madame Célia de Lavergne, députée de la Drôme, rapporteure  de la mission parlementaire a remis ses conclusions et les a commentées le 10 février à l’Assemblée nationale.

La rapporteure a entendu les collectifs d’usagers qu’elle a invités à s’exprimer lors de ses audiences et nous l’en remercions.

Dans un souci d’information et de transparence, nous mettons les liens de téléchargements de tous les documents produits à la fin de cet article.

Nous relevons que de manière générale ses conclusions rejoignent en de nombreux points les nôtres même si elle ne préconise pas toujours les mêmes remèdes aux mêmes maux, mais c’est déjà beaucoup.

D’ailleurs nous titrons de façon similaire nos propositions :

– Pour un service universel qui porte son nom, effectif sur tous les territoires par Madame de Lavergne

– Pour un service 100% universel, public et sans discrimination par les collectifs d’usagers.

La présentation des conclusions de la rapporteure à l’Assemblée nationale a donné lieu à un consensus parmi tous les groupes politiques représentés, c’est dire si la problématique est unanimement partagée.

Cela soulève l’espoir d’une amélioration substantielle et rapide et nous serons très attentifs aux réponses que le gouvernement va lui apporter.

En tout état de cause nous avons contribué à rendre visible un malaise général et celui-ci étant sur la place publique il convient de poursuivre nos efforts.

Le collectif Orange j’enrage continuera donc à défendre les victimes d’Orange et à dénoncer l’inaction du gouvernement jusqu’à obtenir égalité et justice.

Constatations

Tout le monde s’accorde à dire que le réseau est en ruine et que les usagers souffrent de ne pas obtenir les réparations ou les mises en service auxquelles ils ont droit au titre du service universel du téléphone.

Orange répond par des chiffres invérifiables, accuse les calamités naturelles et  les propriétaires de ne pas élaguer et va même jusqu’à affirmer que c’est l’Arcep qui dispose des chiffres locaux alors même que c’est Orange qui est censé les lui fournir.

La mauvaise foi et les mensonges réitérés des représentants de l’opérateur ont fini par discréditer complètement Orange.

Orange profite de la fin de la concession pour demander 300 millions d’€ par le biais des redevances de ses concurrents pour financer les travaux que l’opérateur historique n’a pas effectué pendant 30 ans. Cela revient à faire payer une seconde fois les usagers, qui ont financé sa construction avec leurs impôts, alors que ce réseau rapporte déjà à Orange  entre 800 et 900 millions d’€.

Les solutions proposées par madame de Lavergne qui rejoignent nos propositions

La mise en place d’une plateforme numérique publique en open data pour rendre transparents les indicateurs et les xsignalements.

Des indicateurs plus détaillés, à l’échelon départemental pour mieux distinguer zones rurales et urbaines. Nous avions proposé que ces indicateurs soient recueillis à l’échelle communale pour avoir un maillage plus précis.

La possibilité simplifiée pour les citoyens d’alerter et d’accélérer le traitement de leurs signalements et de leurs réclamations, en lien avec la plateforme de l’Arcep.

Une obligation de réparation et de raccordement dans les délais contractuels assortie de pénalités financières.

Une campagne d’information sur les droits des usagers.

Madame de Lavergne a également fait des propositions nouvelles :

Un retour à la servitude d’élagage au profit d’Orange qui cette fois ne pourra pas se défausser des responsabilités qu’il a déjà mais n’assure pas.

Un accompagnement des citoyens dans leurs formalités dans les Maisons France Service.

Elle propose aussi la création d’une force d’intervention à l’image de l’électricité pour faire face aux événements climatiques exceptionnels.

les propositions des collectifs d’usagers qui n’ont pas été retenues

La scission d’Orange en deux entités distinctes, comme pour l’électricité, d’une part l’opérateur commercial et de l’autre le gestionnaire du réseau (cf Enedis) avec une participation majoritaire de l’État (actuellement l’État détient 23 % du capital d’Orange).  Cela permettrait véritablement de contrôler le travail effectué sur le terrain ainsi que les données et les coûts induits.

Un inventaire commune par commune des usagers laissés pour compte à rétablir d’urgence et un inventaire de l’état du réseau (câbles et poteaux) à restaurer d’urgence.

Une réforme de l’Arcep pour qu’elle soit réellement impliquée sur le terrain et qu’elle joue pleinement son rôle de gendarme.

Une modification de la loi pour rendre illégales certaines conditions générales de vente d’Orange et protéger les usagers des pratiques abusives, particulièrement le prélèvement de services non rendus avec système d’à valoir sur les factures suivantes et les travaux à domicile non réalisés et facturés.

La participation des citoyens aux évaluations et aux choix technologiques.

Nous attendons maintenant les réponses que le ministre Cédric O et le gouvernement vont apporter à ces constats et propositions.

Vous pouvez télécharger ci-dessous les différentes contributions à cette consultation lancée par l’Assemblée nationale :

Les conclusions de Madame Célia de Lavergne, députée de la Drôme, présentées à l’Assemblée nationale le 10 février.

– Le dossier commun d’observations et de préconisations remis par les collectifs « Orange j’enrage » et « Les Oubliés d’Orange » à la mission parlementaire.

– Les réponses d’« Orange j’enrage » aux questions posées par la mission parlementaire.

– Les réponses des «  Oubliés d’Orange » aux questions posées par la mission parlementaire.

 

Philippe Daumas, délégué régional d’Orange, et professeur émérite de langue de bois !

Entendu dans la revue de presse de RDB, Radio des Boutières, le samedi 20 février 2021.

Cette  revue de presse fait suite à la parution dans l’Hebdo de l’Ardèche , d’une interview de Philippe Daumas, délégué régional Rhône Durance d’Orange par Nicolas Lemonnier à propos des difficultés rencontrées en Ardèche par l’opérateur de téléphonie.

Revue de presse animée par Nicolas GAUDIN Responsable d’Antenne RDB, et Aurélien PATRICE-MARTIN Animateur-Programmateur-Technicien RDB.

Quand la communication ne passe plus…

Les problèmes de lignes téléphoniques en zones rurales, notamment dans les Bouttières, ne sont pas inédits. Un couple qui vit à Lachapelle-sous-Chanéac depuis six ans rencontre des problèmes réguliers sur sa ligne (friture, coupures, poteau tenu par le fil…). Une situation qui les handicape dans leur quotidien pour leur travail mais les inquiète aussi. Comment joindre les urgences en cas de malaise ou d’accident ?
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Les habitants s’étonnent aussi de recevoir un avis concernant une réparation qu’ils ne constatent pas sur le terrain. La direction d’Orange grand sud-est précise qu’elle a bien été contactée par deux clients qui ont signalé des problèmes de réseaux. Des réparations qu’Orange reconnaît être parfois longues, l’accès étant souvent complexe et nécessitant des autorisations et l’usage de véhicules adaptés. Ainsi la société précise qu’une réparation provisoire a bien été effectuée sur la voirie. Elle consiste parfois simplement à réaliser des attaches avec un fil rouge pour signaler les poteaux défectueux. Cela permet aussi de ne pas couper complètement le service dans l’attente de la réparation définitive. Celle-ci devrait d’ailleurs intervenir dans les prochains jours.
.Un réseau qui a plus de 50 ans
Mais l’histoire de ce couple n’est pas unique, les hameaux éloignés des villages reliés par un réseau filaire ancien, parfois vétuste, sont nombreux. La direction Orange grand sud-est reconnaît que le réseau cuivre est vieillissant et a plus de 50 ans. C’est pour l’améliorer que les équipes effectuent près de 10 000 interventions par mois en Drôme-Ardèche. Les délais de rétablissement ont été améliorés par deux dans ces deux départements.
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C’est vers le collectif Orange j’enrage, soutenu par de nombreux politiques (maires, présidents de communautés de communes, députés…), que certains habitants se sont tournés, pour défendre leur cause. Alain Baraquie, président du collectif, estime : « Les exemples de dépannages fictifs sont réels chez Orange, preuves à l’appui, les clients reçoivent une notification de passage alors qu’aucune équipe ne s’est déplacée ! ».
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La direction Orange grand-sud précise que les usagers ne sont pas prévenus à chaque intervention sur la voie publique.
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Article de Marie Noëlle Baudin dans le Dauphiné libéré 23 février 2021
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Les allégations d’Orange dans l’Hebdo de l’Ardèche : décryptage !

   11 02 2021 –

Téléphonie – “Dans 95 % des cas, le rétablissement est rapide” !!!

Dans l’Hebdo de l’Ardèche Philippe Daumas, délégué régional Rhône Durance d’Orange, interviewé par Nicolas Lemonnier, revient sur les difficultés rencontrées en Ardèche par l’opérateur de téléphonie. Des dysfonctionnements minoritaires selon lui.

Le 18 janvier, 269 élus ardéchois ont écrit à Orange pour lui demander une amélioration du réseau téléphonique filaire. Leur avez-vous répondu ?

Nous n’avons pas répondu directement mais il faut savoir que nous sommes en permanence en relation avec les élus via une organisation spécifique. On comprend parfaitement que les administrés mettent la pression sur les élus mais tous les maires ont une fiche contact avec des interlocuteurs. Il y a aussi une application, Signal réseau, mise en place depuis plusieurs années pour que les élus puissent signaler des dysfonctionnements. À mon sens, cette tribune visait surtout à peser sur le débat national puisque la convention pour le service universel est en cours de renouvellement.

Quel est l’état du réseau en Ardèche selon vous ?

Tous les mois, nous réalisons 10 000 interventions sur le réseau en Drôme-Ardèche. Un réseau de télécommunication, c’est hyper complexe : il y a 370 000 poteaux, plus de 400 interconnexions. Et la moitié est en aérien et subit les aléas, notamment climatiques. Un poteau à terre, il n’est pas tombé tout seul. Mais dans 95 % des cas, le rétablissement se fait en quelques heures.

Quel est le délai moyen en Ardèche ? Pour la Drôme, la députée Célia de Lavergne parle de 48 jours contre 48 heures au niveau national.

Nous n’avons pas de chiffres locaux. Le suivi se fait par l’Arcep (l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse). Je ne sais pas d’où sortent les chiffres de Madame De Lavergne mais il faut savoir qu’il y a des situations plus complexes qui nécessitent parfois plusieurs jours ou plusieurs semaines de réparation. Les techniciens doivent souvent intervenir avec des nacelles mais ce n’est pas toujours accessible. Et si on ne peut pas accéder, il faut reconstruire l’artère : c’est long, il y a des contretemps administratifs… Notre objectif, c’est le meilleur service possible. Et, je le redis, dans 95 % des cas, le rétablissement est rapide.

Certaines pannes sont très problématiques notamment pour les téléalarmes de personnes isolées…

Sur des pannes signalées comme urgentes, notamment pour ces questions de téléalarmes, on intervient en 24 h. Mais il faut que ce soit bien signalé ! Orange avait été mis en demeure d’entretenir son réseau par l’Arcep sous peine d’une amende d’un milliard d’euros et cette mise en demeure a été levée, c’est bien que nous faisons le travail !

Ardèche Drôme numérique (ADN) évoque 25 % de poteaux téléphoniques inutilisables car en mauvais état. Comment expliquez-vous ce chiffre ?

Ça ne veut pas dire que ces poteaux ne fonctionnent pas. ADN utilise le réseau cuivre existant pour installer de la fibre optique. Mais lorsque vous déployez de la fibre, vous ajoutez de la charge sur les poteaux et cela nécessite donc des études supplémentaires. Ces poteaux pourraient supporter cette charge mais comme il n’y a plus la marge suffisante, il faut les changer. Ce pourcentage est sans doute le même ailleurs.

Lors des différentes tempêtes, Enedis est beaucoup plus rapide qu’Orange pour réassurer un service à ses abonnés. Pourquoi ?

Le réseau d’Enedis est beaucoup plus haut, l’impact des chutes de neige est moindre. Pour nous, les deux tiers des poteaux se sont retrouvés au sol, principalement par un manque d’élagage des propriétaires.

Pourtant, la loi précise bien qu’en cas de défaut des propriétaires ou de chantiers trop coûteux, c’est à l’opérateur d’organiser les modalités d’élagage.

Toute la responsabilité n’incombe pas à Orange. Je parle des petits travaux d’ébranchages qui ne sont pas réalisés. On réfléchit d’ailleurs avec l’association des maires de l’Ardèche mais aussi le Département et la préfecture à lancer une campagne de communication pour faire en sorte que les propriétaires de terrain où passent les lignes agissent.

Il est souvent constaté des réparations de fortune. Comment les expliquer ?

L’importance, c’est le délai de rétablissement. Donc, on fait au plus vite et ensuite d’autres équipes assurent une réparation plus pérenne. Mais c’est vrai que cela donne l’impression d’un réseau laissé à l’abandon mais c’est faux car il fonctionne. On a lancé depuis deux ans des opérations de renforcement du réseau dans neuf communautés de communes de Drôme-Ardèche. C’est dans ce cadre que les réparations de long terme sont souvent effectuées.

En juin dernier,des propriétaires de gîtes touristiques ont dû avoir recours à la justice pour obtenir un dédommagement.Craignez-vous une multiplication des procédures de ce type ?

Il y a des contentieux pour plein de raisons… Notre objectif, c’est d’éviter d’arriver à ce genre de situation. Lorsque le problème s’enlise, c’est souvent qu’on est face à des difficultés techniques pointues. Par exemple, des câbles enterrés il y a 60-70 ans sans gaine et il faut alors refaire le réseau entier. Mais on fait tout pour trouver des solutions avec les élus en amont.

Le député Fabrice Brun a sollicité directement l’Arcep et demandé une audience sur la question au Premier ministre. Qu’en pensez-vous ?

C’est légitime qu’un député s’empare de cette question mais c’est surtout pour peser sur les négociations qui concernent le service universel.

Quel est l’intérêt d’Orange à investir dans le réseau téléphonique commuté (RTC) alors que celui-ci devrait disparaître dans quelques années ?

Le RTC (réseau cuivre) n’est pas amené à disparaître de sitôt. Si, à terme, il doit être remplacé par la fibre optique, ce n’est pas avant une dizaine d’années. ADN a annoncé la fibre pour 2025 en Drôme-Ardèche mais les clients auront le choix et il y aura donc toujours des clients en RTC. C’est pour cela que depuis 2016, plus de 350 communes de Drôme-Ardèche, dont un bon deux tiers en Ardèche, ont bénéficié d’une montée en débit. Notre préoccupation, c’est la qualité de service au quotidien. Et lorsqu’il y a des difficultés, on cherche avec les élus des moyens d’améliorer la situation. On a divisé par deux les délais sur les interventions complexes. Les 5 % restants ne sont pas acceptables et on veut encore diminuer ce pourcentage.

Décryptage :

les réactions d’Orange j’enrage !

Nous apprenons que Orange n’a pas répondu “directement ” à près de 500 élus de la Drôme et de l’Ardèche qui ont signé des tribunes dénonçant les manquements de l’opérateur. Nous nous interrogeons donc ce que veut dire être “en permanence en relation avec les élus”.

Nous apprenons que “dans 95 % des cas, le rétablissement se fait en quelques heures”. Nous en déduisons que là où nous vivons, dans les villages et les hameaux, nous faisons malheureusement partie des 5% où les réparations se comptent en semaines voire en mois. Mais impossible de savoir combien d’usagers sont victimes de panne et quel est le délai moyen de réparation puisque l’opérateur historique déclare ne pas avoir de chiffres locaux.

Nous apprenons que ces chiffres locaux sont fournis par l’Arcep. Mais d’où viennent les chiffres de l’Arcep ?  … d’Orange ! la réponse figure sur le site de l’Arcep : L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes met en ligne les chroniques des indicateurs d’activité des opérateurs de communications électroniques. Ces informations agrégées (ensemble du marché) sont issues des enquêtes menées auprès des opérateurs déclarés au titre de l’article L.33-1 du code des postes et des communications électroniques.

Il n’est pas étonnant que l’Arcep ait levé sa sanction envers Orange puisque c’est au regard des chiffres fournis par Orange même que l’organisme de contrôle juge de l’état du réseau : l’Arcep et Orange se tiennent par la barbichette !

Nous apprenons que le mauvais état du réseau incombe principalement aux propriétaires qui n’élaguent pas les arbres. Or c’est à Orange que revient la responsabilité d’engager les démarches auprès des propriétaires (article 85 de la loi du 7 octobre 2016 ).

Enfin nous en apprenons une bien bonne : la neige serait plus lourde quand elle tombe sur les lignes téléphoniques que sur les lignes électriques !

Orange “cherche avec les élus des moyens d’améliorer la situation” : est-ce aux élus de monter aux poteaux sur lesquels les techniciens d’Orange refusent de monter ?

Mais c’est avec soulagement que nous apprenons que Orange compte conserver le réseau cuivre et améliorer sa qualité, nous prenons acte des déclarations de Monsieur Daumas et nous serons très attentifs à leur réalisation.

Pas de télétravail possible dans ces conditions

Dans mon cas personnel, j’ai une ligne ADSL en plein centre de Lorient (agglo de 200 000 habitants, Bretagne sud) qui a bien fonctionné de 2008 à 2019, et depuis c’est la catastrophe: micro-coupures ou coupures incessantes et explications douteuses sur la hot line, théoriquement enfin résolue la semaine passée : une livebox neuve, plus un technicien compétent et consciencieux qui a changé des éléments en cuivre oxydé dans une armoire au centre ville, plus une télé-intervention pour débrider ma ligne mystérieusement bloquée à 5 gigas de débit et qui est repassée à 16 conformément au contrat…

Des bruits inquiétants: l’ADSL va disparaitre, on ne fera plus la maintenance, le cuivre s’oxyde, si vous trainez on vous facturera d’autorité la fibre à 500 Euros, etc

Je suis parmi les privilégiés dans une région dont le centre est en pleine désertification, l’activité étant  concentrée dans un chapelet de villes cotières et à Rennes. Pas de télétravail possible dans ces conditions pour de nombreuses personnes, ni évidemment de start-up viables. Le think-tank “institut de Locarn” n’arrète pas de le dire .

Et nous ne sommes pas les plus à plaindre en comparaison des régions de montagne (Pyrénées, Massif central élargi, Corse) ou d’autres grandes zones rurales sinistrées (Est du bassin parisien).

Cordialement.

Hervé LE CALONNEC

Orange : friture sur la ligne

Coupures de téléphone à répétition, connexion internet et réseau mobile médiocre… Élus et habitants de la vallée n’en peuvent plus.

Exaspérés, mais taquins. Vendredi 5 février, les élus d’Eygluy-Escoulin publiaient dans Le Crestois une tribune cinglante, appelant ironiquement au don pour qu’Orange puisse financer des travaux sur les réseaux de télécommunications de cette commune de 75 âmes, isolée dans la vallée de la Gervanne. « Nous avons atteint la limite du supportable et du tolérable », s’exaspère le maire, Roland Filz, les yeux rivés sur son portable qui cherche du réseau mobile. Depuis le 30 janvier, sa ligne de téléphone fixe est coupée ! Et encore, pour certains habitants, les coupures ont duré jusqu’à plusieurs mois.

Le service téléphonique a toujours été perturbé, mais la situation ne fait qu’empirer et la crise sanitaire a exacerbé un fort sentiment d’abandon. « La République ne s’arrête pas à Beaufort-sur-Gervanne », fulmine-til. Faute d’un réseau internet assez puissant, impossible pour les jeunes de préparer leur bac blanc sereinement, de joindre ses proches correctement par visio et encore moins de télétravailler.

Malgré des appels répétés à Orange, l’opérateur historique propriétaire du réseau, suivis d’interventions de techniciens, rien n’y fait. « Nous sommes raccordés au réseau de téléphonie et internet par une ligne en cuivre vieille de plus de 40 ans. Elle est en mauvais état : dès qu’il pleut, internet ne fonctionne plus ! », explique Alain Delforge, conseiller municipal qui suit particulièrement la question.

UN JOUR SANS FIN

Le noeud de raccordement le plus proche se situe à Beaufort-sur-Gervanne, à une dizaine de kilomètres de là. « On a tout fait, élagué les arbres, etc. Mais rien ne s’arrange, désespère Alain Delforge. Il faut nous changer le câble ! » Autre sujet d’inquiétude : et si jamais quelqu’un avait un pépin de santé et ne pouvait joindre personne ?

Du côté d’Orange, on tente de déminer et surtout… de prendre son mal en patience jusqu’à l’arrivée de la fibre, sans cesse repoussée, et désormais annoncée pour 2025. Le directeur interregional d’Orange, Philippe Daumas, est « conscient des difficultés. Mais il y en a eu de tout temps car c’est un réseau complexe, d’extérieur et soumis à de multiples aléas. Pour donner des ordres de grandeur, entre la Drôme et l’Ardèche, Orange, c’est 370 00 poteaux, 390 000 lignes, 400 noeuds de raccordement, 480 salariés et plus de 1 500 prestataires ! C’est aussi 10 000 interventions par an réalisées pour 95% dans les délais. On n’en parle jamais, même si bien sûr, ces 5% sont déjà de trop. »

Des arguments que peinent à entendre abonnés et élus, qui ne justifient pas selon eux des délais de réparation de parfois plusieurs mois. En ce qui concerne Eygluy-Escoulin, « nous changerons le câble s’il le faut mais nous sommes en train de l’expertiser. Je pense que, de toute façon, la technologie cuivre est limitée et le noeud de raccordement le plus proche est trop éloigné des habitations. Y construire un autre noeud prendrait malheureusement plus de temps que d’amener la fibre, seule solution au problème », tranche Philippe Daumas. « On ne peut pas attendre aussi longtemps, c’est impossible ! », se lamente le maire Roland Filz.

Orange veut aussi mettre en avant les alternatives comme le satellite ou la 4G en attendant le déploiement de la fibre. « Un voisin a demandé à avoir une box 4G, on lui a rétorqué que, comme la mairie ne se trouvait pas dans une zone blanche, le reste du village non plus. Mais la commune s’étend sur des milliers d’hectares !, enrage Alain Delforge qui se demande si Orange n’intervient pas sérieusement faute de rentabilité. On tourne en rond, face à un mur. »

DES LIGNES PEU ENTRETENUES

Philippe Daumas assure aussi qu’Orange a mis en place une organisation de proximité avec les municipalités pour leur signaler des dysfonctionnements. Visiblement pas encore au point.

« Nous avons énormément de soucis, se plaint également Daniel Chauvin, le maire de Gumiane, dans la vallée de la Roanne. Il n’y a plus aucun entretien, nous subissons des coupures de téléphone très fréquentes. Et quand ils viennent réparer une ligne, ils en mettent une autre en panne ! » Des lignes éventrées qui se baladent le long des routes, rafistolées par les habitants avec les moyens du bord… Les témoignages sont multiples.

Mais la médiatisation semble être efficace : quelques jours avant Noël dernier, un habitant de Piégros-la-Clastre publie sur la page Facebook “Orange j’enrage“, une association ardéchoise, une vidéo d’une ligne à même le sol. Quelques jours plus tard, tout sera réparé… « C’est à celui qui crie le plus fort », s’attriste Alain Delforge.

Le maire de Piégros-la-Clastre, Gilles Magnon, confirme qu’il signale chaque problème à Orange mais « les délais sont trop longs, certains habitants sont restés parfois un mois ou deux sans téléphone. Il n’y a pas de suivi de ligne, pas d’entretien alors que c’est une obligation. En tant qu’élu, on a l’impression de ne pas être considéré. »

Éric Leclere est, lui, président de la société Apoolpi, pisciniste à Piégros-la-Clastre : « Il y a huit mois, une voiture s’est encastrée dans un poteau. Depuis, il y a des coupures en permanence et depuis le jeudi 4 février, c’est le black-out total. Nous disposons pourtant d’un contrat d’intervention en 24 heures avec Orange ! Tout cela met clairement en péril l’entreprise ».

Même chose à Eygluy-Escoulin pour Rodolphe Balz, ancien patron de Sanoflore désormais à la tête d’un laboratoire de recherche axé sur les huiles essentielles : « On doit jongler entre le portable et le téléphone fixe et, s’agissant d’internet, impossible d’envoyer des fichiers volumineux. Il faut que je descende dans la vallée pour le faire ! »

« FAIRE BOUGER ORANGE »

Dans la vallée de la Sye, des habitants de Gigors-et-Lozeron et de Cobonne sont à l’origine de deux pétitions adressées aux élus « pour un accès à Internet ». « Pour envoyer un mail, il faut le faire depuis son téléphone et trouver le mètre carré à côté d’une fenêtre où cela fonctionne…, témoigne Nicolas Adam, l’un des signataires. On paie le même prix qu’en ville pour la fibre avec un service quasi nul, c’est scandaleux. Orange nous raconte tous les ans que d’ici un an la fibre va arriver, c’est comme ça qu’ils nous font taire ! »

La députée En marche ! de la circonscription, Célia de Lavergne, a fait de ces désagréments son cheval de bataille. Chargée d’une mission parlementaire “flash” sur le service universel qui lie l’État et Orange pour assurer la téléphonie fixe à la population. Elle a rendu ses conclusions mercredi 10 février (voir encadré en bas de page). « C’est mon combat !, jure la parlementaire, à l’origine d’une tribune signée par 215 élus locaux en décembre dernier. Il nous faut faire bouger les lignes pour assurer un meilleur service et la seule personne à faire bouger, c’est Orange. C’est pour cela qu’il nous faut rester unis, élus, habitants et associations. »

Célia de Lavergne préconise notamment dans son rapport de sérieuses pénalités pour la multinationale en cas d’interventions effectuées au-delà des délais légaux. L’Orange et le bâton.

Clément Chassot

Célia de Lavergne veut « un service digne de ce nom »

Missionnée en express par le gouvernement, la députée Célia de Lavergne (LREM) a remis le 10 février au secrétaire d’État chargé de transition numérique son rapport intitulé « Pour un service universel qui porte son nom, effectif sur tous les territoires ».

Le service universel, assuré par Orange pour l’État, prévoit un service de téléphonie fixe pour toute la population. Une convention actuellement en renégociation. Ce rapport devrait être suivi d’annonces début mars.

En voici les grandes lignes : lancer rapidement une mesure de désignation pour les cinq ans à venir pour la téléphonie fixe ; intégrer dans le service universel de la téléphonie fixe des indicateurs de qualité et de réactivité de service qui restituent la réalité vécue par les usagers au niveau départemental ; préparer dès aujourd’hui le service universel territorialisé de l’acce s internet haut débit ; é́laborer, au titre du service universel garanti, une obligation de raccordement et une obligation de réparation assortie de pénalités financières et de sanctions effectives ; rétablir une servitude d’élagage au profit du propriétaire de réseau ; développer le rôle des technologies alternatives (boîtier 4G fixe, antenne satellitaire) dans le cadre du service universel pendant la phase de transition vers le haut débit ; renforcer la transparence du service universel ; développer, à terme, chez les opérateurs des communications électroniques, une force mutualisée de l’intervention rapide sur les réseaux ; anticiper dès aujourd’hui les grandes évolutions qui concerneront nos réseaux de communications électroniques lors de la transition à la fibre et généraliser l’enfouissement des réseaux.

Article publié dans Le Crestois du 12 février 2021

Evian : Des habitants de Living Léman attendent toujours internet

Claude BOUZIN

Dans l’immeuble social de l’ensemble immobilier Living Leman, plus de la moitié des habitants n’ont ni téléphone, ni internet. La persévérance d’un collectif a permis de débloquer la situation.

Le complexe Living Léman du promoteur Vinci, constitué de trois bâtiments en accès à la propriété et d’un quatrième destiné à des logements sociaux (38 appartements), a été livré fin 2019. En plus de nombreux problèmes de malfaçons signalées par des locataires constitués en collectif, il est apparu au fil des installations au printemps et au début de l’été 2020, que 27 locataires sur 38 ne peuvent pas se connecter au réseau internet et téléphonique.

Depuis l’été dernier, à l’initiative de Chloé N., de nombreux courriers ont été envoyés aux différents responsables (mairie, Orange, bailleur social SA Montblanc) et aux opérateurs par les abonnés. La maire de la ville Josiane LEI a reçu quelques membres du collectif plusieurs fois, intervenant par courrier auprès de la SA MontBlanc et auprès de Damien BIARD, le directeur des relations avec les collectivités locales des Pays de Savoie chez Orange.

Sans rentrer dans les détails, Chloé explique : « On a été mis dans le brouillard de Juillet à Novembre. Orange, le propriétaire des lignes, n’a jamais répondu par courrier ». En parallèle, depuis juillet, les différents locataires déconnectés reçoivent chaque mois de leurs opérateurs, un SMS repoussant l’activation de leur ligne au mois suivant avec pour explications, des travaux à effectuer. En Octobre, un directeur de SA Montblanc a fait du porte à porte auprès de quelques locataires afin de tenter de comprendre l’absence de réseau.

Le médiateur des télécommunications sollicité

Chloé N. a entrepris plusieurs démarches dans l’espoir de voir la situation évoluer, dont une première demande d’intervention auprès du médiateur des télécommunications. Après un premier refus pour cause de « non-conformité à la procédure de saisie du médiateur » et, afin de booster une seconde demande d’intervention auprès du médiateur qui a accepté, Chloé N a fait remplir par ses voisins une attestation mentionnant leur détresse numérique.

Enfin, la SA MontBlanc est intervenue en Janvier auprès de Vinci et d’Orange pour que cela se règle, dans la foulée de l’intervention de la ville auprès du Syane (Syndicat des énergies et de l’aménagement numérique de Haute-Savoie) en décembre.

Dans le courant de ce mois de février 2021, un nouveau câble téléphonique doit être tiré depuis le central situé au 9 avenue Jean-Jaurès. « D’ici la fin du mois, tout devrait être réglé », assure Bertrand Vouaux, le directeur des services techniques de la ville.

En attendant, Chloé N et Danny A, les porte-parole du collectif depuis juillet pour ce problème de connexion, ont obtenu une airbox 4G en exigeant une solution palliative auprès de la boutique Orange de Thonon-les-Bains. Ils transmettront cette option aux quelques voisins qu’ils rencontreront au fil des jours.

Un problème de saturation du réseau

Bertrand VOUAUX, le directeur des services techniques de la ville, a fait le point sur ce problème de connexion qui empoisonne les locataires de l’immeuble Living Leman. « Au fur et à mesure des demandes d’abonnement auprès des différents opérateurs et des connexions au fil des installations filaires, s’est saturé, explique le directeur. Il semble que le problème soit venu d’un manque de coordination entre le service commercial et les services opérationnels d’Orange. Comme l’immeuble est neuf, les locataires ont eu du mal à voir l’origine du problème ».

Bertrand VOUAUX confie que « dès qu’on a connu le problème, la maire et moi-même avons pris contact avec le directeur territorial régional d’Orange »

Dernières nouvelles :
Toujours en attente…
Un véritable sketch ici : orange avait contacté plusieurs voisins pour un raccordement cette semaine, finalement tout les raccordements sont repoussés en avril.
Peut-on les croire ?

Orange m’affirme que tout est en état, alors que les câbles sont cassés et gisent par terre

Bonjour
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Je suis moi-même en guerre contre Orange et j’ai réussi à aller au bout de la procédure dite “amiable” c’est-à-dire jusqu’au médiateur des télécommunications qui m’a donné entièrement raison et a suggéré à Orange de me rembourser plusieurs mois d’abonnement et me verser une indemnité de 300 €, ce qui a été fait. Mais rien n’a changé et cela continue de plus belle.
Je pense que comme moi vous avez été en relation avec le personnel du site de Toulon, qui m’a dit qu’on ne réparerait pas ma ligne…. mais on me tient en haleine sous prétexte que la réparation est plus compliquée que prévu, qu’on va m’avertir de l’avancement des travaux etc…
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Mais ce ne sont que des manoeuvres dilatoires et il y a des années que ça dure. C’est du grand n’importe quoi
Un détail : il y a une dizaine d’années le poteau, situé sur mon terrain, qui soutenait les lignes EdF et Orange, est tombé avec le poids de la neige. Il a été changé puis est retombé. Nous sommes restés 18 mois environ avec les câbles sur le sol (dont la ligne EdF en 380 volts avec neutre), puis tant ENEDIS qu’Orange m’ont suggéré d’enfouir les lignes ce que j’ai fait, à mes frais, pour un coût global de quelque 4 000 €. Mais la ligne en amont depuis le village n’a bénéficié d’aucun travaux et depuis plusieurs années je suis en panne de téléphone à de rares exceptions près.
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Orange m’affirme que tout est en état, bien qu’il faille faire quelque chose, alors que les câbles sont cassés et gisent par terre entre des poteaux sur lesquels les techniciens ont l’interdiction de monter !!
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J’ai écrit au procureur de Privas en lui demandant d’enregistrer ma plainte contre Orange et son étrange président, Stéphane RICHARD, mais sa secrétaire m’a laissé entendre que puisqu’il n’y a pas de préjudice corporel il est bien difficile d’enregistrer une plainte. Faut-il que, sacrifiant à une longue tradition en pratique chez Orange, je doive me pendre avec leur câble pour que le président pense à aérer son bureau ?
Comme tout le monde je reste prélevé chaque mois de 35.99 € sans téléphone ni internet et si je résilie ma ligne Orange me dira que c’est moi qui ai pris l’initiative de résilier
Récemment j’ai encore eu le bureau des pleurs de Toulon, personnel qui a la difficile gestion des cas désespérés et qui est en fait chargé de décourager les emmerdeurs que nous sommes à vouloir toujours freiner le ronronnement des climatiseurs, et on m’a annoncé un prochain remboursement de 100 €. Nous verrons bien, mais cela ne changera rien, c’est certain.
Ma maison située à Saint-Michel-d’Aurance est très isolée. Mais lorsque je l’ai achetée en 2003 il y avait le téléphone (ligne fixe) qui fonctionnait très bien; sinon je ne l’aurais pas achetée.
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Si ENEDIS s’assoit aussi sur sa mission de service public, qu’allons-nous devenir ?
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Je souhaite rejoindre votre association. Que dois-je faire ?
Je précise que Free a installé un relais sur la commune de St-Julien-Labrousse, et depuis peu je peux téléphoner et me connecter à internet (via mon mobile) à condition de sortir de la maison. Avant, avec Orange, puisqu’il n’y a pas de réseau mobile Orange, il me fallait monter au col du Vasé (chemin de 1 km) pour téléphoner. Si j’ai besoin d’appeler les secours la nuit, cela s’appelle une mise en danger -délibérée- de la vie d’autrui, mais tout le monde s’en fout. J’ai écrit à tous les pseudo-décideurs du coin et j’ai reçu parfois des réponses lénifiantes, mais aucune de l’Elysée si ce n’est un “merci de nous avoir contacté”. Voilà qui ne mange pas de pain
La ligne électrique a été récemment vérifiée et le coupe-feu qui la protège a été nettoyé par ENEDIS. Orange n’a donc plus à le faire, mais reposer un câble est sans doute trop compliqué et trop onéreux.
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Je souhaite rejoindre votre association, que dois-je faire ?
Bien à vous
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Daniel FERRADOU St-Michel-d’Aurance – Valence, 20 10 2020

Interview de Orange j’enrage ! sur RCF radio

Lundi 15 février nous avons été reçus par Marie Charlotte Laudier de RCF radio pour donner notre point de vue sur les conclusions de la mission parlementaire qui nous a auditionnés sur les problèmes de téléphonie fixe et de l’application du service universel et que madame Célia de Lavergne, députée de la Drôme, a présenté à l’Assemblée nationale le 10 février dernier.

Les tribulations d’une cliente d’Orange en quête de dédommagements

Il m’a fallu beaucoup de persévérance et de patience vous vous en doutez.

J’ai d’abord envoyé des dizaines de courriers au service consommateur d’Orange pour être remboursée de mes abonnements. Sur 2 ans et demi de pannes récurrentes je n’ai pas réglé au moins 1 an et demi.

Puis j’ai déposé une plainte à la répression des fraudes ainsi qu’au médiateur des télécommunications. Orange a semblé avoir un peu peur mais sans suite.

Puis je me suis adressée à Julien Courbet l’animateur télé qui a un service pour judiciariser les plaintes de consommation. Cela m’a couté il me semble une quarantaine d’euros. C’est ce service qui saisit la justice pour le plaignant.

Je devais passer au tribunal d’instance d’Uzès en mars mais le tribunal m’a envoyé un courrier pour repousser l’audience. En effet le juriste d’Orange qui venait de Toulouse avait eu un décès dans sa famille. Je suis persévérante mais pas méchante, j’ai accepté d’attendre.

Nous sommes passés en juin. Mascarade de justice, audience surchargée d’affaires de consommation où le président repoussait tous les dossiers à septembre et je n’avais pas d’avocat.

Le juriste me propose de se rencontrer dehors dans la salle des pas perdus et là comme j’ai témoigné c’était un marchandage pour le montant du préjudice. Nous nous sommes entendus sur 250 euros de préjudices.

Mais quelle triste histoire. Je ne sais plus très bien combien d’interventions de sous-traitants, probablement une quarantaine. Au moins 5 sociétés différentes jusqu’à ce que les techniciens Orange reprenne le dossier, 6 mois avant de réparer 2 longueurs de câbles à changer. Un an avant un sous-traitant avait trouvé les câbles défaillants mais il n’a pas eu le temps de les changer ni la nacelle pour les changer. Après les techniciens n’ont pas voulu me croire quand je leur ai montré moi mème les câbles.

Il a fallu attendre 6 mois.

Que d’argent dépensé pour rien! Je vous rassure le juriste est venu avec la voiture Clio Orange et devait ramener des bonbons Haribo à tous ses collègues de travail, j’habite à coté d’Uzès.

J’ai une amie qui les a amené aussi au tribunal d’Uzès juste pour une panne de téléphone fixe mais elle a un commerce. Elle a pris un avocat et a reçu 800 euros d’indemnisation.

Depuis j’ai eu encore des pannes mais cela s’est réglé beaucoup plus rapidement forte de ma triste expérience.

CHRISTIANE ROUVEYROLLES